Maurice grimpe au classement de Reporters sans frontières (RSF). Le pays est 56e au Classement mondial de la liberté de la presse 2017. Soit 5 places de mieux que l’année précédente.

Le score global est aussi en progression : 26,67 points, soit 1,02 point de plus qu’au précédent classement.

Le pays demeure cependant une « île sous tension », selon RSF. Comme l’année dernière, l’association internationale de journalistes cite des « cas d’abus (…) contre les journalistes » : les « menaces proférées par le pouvoir contre le quotidien l’express », la condamnation de Dharmanand Dhooarika en 2011 et les sanctions prises contre Ritvik Neerbun et Ashok Beeharry de la MBC (levées depuis) suite à leur participation à un débat public, en novembre 2015.

Si Maurice améliore son classement, le pays est juste derrière la Mauritanie, où les journalistes pratiquent l’autocensure mais se positionne 12 places derrière les Comores (44e), où le « manque cruel de ressources et de formation » mais aussi d’infrastructures est décrié.

La Norvège, 3l’année dernière, prend la tête du classement. Alors que la Corée du Nord descend à la 180place et finit bon dernier.

RSF note la « banalisation des attaques contre les médias et le triomphe d’hommes forts qui font basculer le monde à l’ère de la post-vérité, de la propagande et de la répression, notamment dans les démocraties ». Un recul qui affecte aussi des pays démocratiques importants comme les Etats-Unis (43e), le Royaume-Uni (40e) et le Chili (33e), qui perdent chacun 2 places, ou encore la Nouvelle-Zélande (13e) qui, avec 8 places en moins, quitte le top 10.

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