Plus de 4 000 Chinois ont postulé pour devenir des « évaluateurs de contenu Internet à caractère sexuel ». Un nouveau poste qui a été créé les sociétés Internet de ce pays pour pouvoir se conformer à la nouvelle campagne du gouvernement chinois : la « Clean Internet Campaign ».

Le travail de ces évaluateurs paraît simple : ils doivent simplement juger si des photos, vidéos et autres sont en violation des nouvelles régulations. Celles-ci n’interdisent pas uniquement du matériel pornographique, mais aussi les contenus érotiques ou suggestifs. Par exemple : des femmes ou des personnages animés portant des tricots sans manches, des shorts ou des bikinis. Le « surveillant » est payé jusqu’à $ 32 000, soit environ Rs 960 000, annuellement.

« Certaines personnes pensent que c’est seulement regarder de la pornographie, or ce n’est pas que  ça », affirme un policier qui travaille comme évaluateur. Il explique d’ailleurs qu’il ne pense qu’à déterminer si le contenu est conforme aux normes. Le gouvernement chinois a déjà fermé plusieurs sites, alors que d’autres peuvent recevoir de grosses amendes. La firme Sina, propriétaire de la version chinoise de Twitter, Sina Weibon, a ainsi écopé d’une amende pour avoir hébergé du « contenu indécent et pas sain ».

Plusieurs experts estiment que cette campagne est une énième tentative du gouvernement chinois pour contrôler Internet. Michael Carbone, expert sur les questions de liberté en ligne en Chine, estime que cette campagne fournira des « justifications politiques faciles pour éliminer des sites Web et révoquer les permis d’opérer ».

Source (texte et photo) : Mashable