Plus de 2 000 délégués d’associations et d’organisations de pays de la Southern African Development Community (SADC) mais aussi européens ont assisté au Sommet des peuples de la SADC, il y a une dizaine de jours, explique Jean Yves Chavrimootoo. Tous, avance ce porte-parole de Rezistans ek Alternativ, ont signé la lettre commune circulée pour appeler à la décolonisation complète du territoire mauricien et la fermeture de la base militaire de Diego Garcia.

Le courrier sera, par la suite, adressé aux chefs d’Etat de la SADC. Ces derniers se rencontreront lors du 36Sommet prévu à Mbabane, au Swaziland, les 30 et 31 août.

Cette requête du parti au papillon fait aussi partie des cinq interventions urgentes recommandées par les délégations à l’issue du sommet (voir la Déclaration, document pdf).

Jean Yves Chavrimootoo a fait partie de la délégation de ReA à Manzini, au Swaziland, lors du sommet alternatif qui s’est tenu du 16 au 19 août. Cette lettre commune, explique-t-il, vient lancer la campagne internationale du parti sur les Chagos. Et vient appuyer les autorités mauriciennes dans leurs revendications de souveraineté sur l’archipel.

L’appel de ReA, dit Chavrimootoo, a reçu un « accueil favorable ». Cette démarche, poursuit-il, sera étendue aux autres pays du continent africain mais aussi en Europe. Cela fort du soutien d’ONG du Denmark, d’Italie, de Suède, d’Autriche et d’Angleterre figurant parmi les 38 organisations représentées à la rencontre organisée par le Southern African People’s Solidarity Network.

«Amateurisme»

La fièvre aphteuse est aussi revenue sur le tapis pour cette conférence de presse de ReA, ce samedi 27 août. Aichah Soogree soulignant « la mauvaise gestion » de l’épizootie et « l’amateurisme » avec lequel ce dossier est traité au niveau du ministère mais aussi du gouvernement.

L’abattage par balles de bêtes endormies, fait-elle remarquer, est une violence inutile.

La membre de ReA déplore, dans la foulée, le fait que les éleveurs de Rodrigues ont été traités comme des « citoyens de second ordre » par rapport à la compensation initiale envisagée. Avant qu’elle soit réalignée sur ce qui est prévu pour Maurice.

Il est vital, fait valoir Soogree, que les autorités fassent appel à l’expertise étrangère. « Nous demandons la mise en place d’une commission présidée par la FAO ou un corps équivalent pour gérer cette crise », a-t-elle déclaré. Des experts qui aideront à gérer l’épizootie de fièvre aphteuse mais aussi à préparer le pays à des crises similaires qui seront plus fréquentes à cause du changement climatique.

Il faut mettre en place des systèmes d’alerte qui fonctionnent et qui incluent toutes les parties prenantes, explique Soogree.

«Culture de jouissance»

Kugan Parapen a, lui, commenté les per diem des ministres lors de missions à l’étranger, suite à la comparaison effectuée par un quotidien avec les allocations touchées par les officiels de six autres pays.

Parapen juge « scandaleux » que nos ministres touchent, par exemple, environ 33% de per diem de plus que leurs homologues US pour un déplacement en France.

« Il faut que cesse cette culture de jouissance au sommet de l’Etat », affirme-t-il. Sa proposition ? De réaligner les per diem des ministres de représentants des Nations unies.

Photo : Ian Jacob, Aichah Soogree, Veena Dholah, Jean Yves Chavrimootoo et Kugan Parapen