Saisir la Cour internationale de justice sur la question des Chagos « pourrait causer des dommages durables aux relations bilatérales de Maurice à la fois avec le Royaume Uni et les Etats-Unis ». C’est ce qu’indiquent ces deux nations dans un communiqué conjoint circulé par leurs missions diplomatiques locales, ce 24 juin.

Plus d’un mois après, le Royaume-Uni et la Grande-Bretagne réagissent formellement après la déclaration du Premier ministre au Parlement, le 17 mai dernier.

Les deux pays réitèrent l’importance cruciale de l’archipel dans leur stratégie de défense et de sécurité dans la région, notamment contre la piraterie et le terrorisme, mais aussi pour la sécurité mondiale. « Maurice, le Royaume Uni et les Etats-Unis profitent considérablement des arrangements actuels relatifs à la sécurité », est-il écrit dans le communiqué.

« Bien que ni le Royaume Uni ni les Etats-Unis ne reconnaissent la souveraineté de Maurice sur ce territoire [NdlR : l’archipel des Chagos], le Royaume Uni s’est engagé à le céder à Maurice quand il ne sera plus nécessaire à des fins de défenses », est-il souligné.

Les deux grandes puissances mondiales disent avoir, chacune de son côté, sollicité sir Anerood Jugnauth pour s’assurer qu’il ne compte pas poursuivre dans cette voie mais reviendra « vers un chemin constructif » qui permettra à Maurice de continuer à jouir de « relations bilatérales amicales ».

Le communiqué peut être lu dans son intégralité ici.