L’Inde a pris position en faveur de Maurice devant la Cour internationale de justice (CIJ) ce mercredi. Les aspects juridiques relatifs à l’avis consultatif de Maurice sur les Chagos doivent s’enraciner dans les faits historiques, déclare le représentant de la Grande péninsule. Il rappelle, comme les représentants du Guatemala avant lui, que l’archipel faisait partie du territoire mauricien lorsque l’île était une colonie française avant de passer sous contrôle britannique après le Traité de Paris.

Le Guatemala, de son côté, considère que les arguments britanniques que l’avis consultatif sur le dossier Chagos doit être rejeté par la CIJ car c’est une dispute entre deux pays, ne tient pas la route. Il souligne que l’avis consultatif de cette instance permettra aux Nations unies d’exercer au mieux son influence sur les questions de décolonisation. Il rappelle également le différend entre Maurice et la Grande-Bretagne a démarré devant l’Assemblée générale des Nations unies avant de devenir une question bilatérale.

A l’instar de l’Inde, le Guatemala estime que la Grande-Bretagne est pleinement consciente que l’archipel faisait partie intégrante du territoire mauricien, sinon elle n’aurait jamais cherché à avoir l’approbation des hommes politiques mauriciens pour son excision. Ni versé des indemnités, tout en lui offrant des promesses de bénéfices liés à la pêche et autres, comme la restitution des îles quand elles ne seront plus nécessaires pour des besoins militaires.

Les îles Marshall estiment, elles aussi, que l’avis de la CIJ sera bénéfique à la communauté internationale, avis que ne partagent pas les Etats-Unis qui persistent à croire que le bras de fer entre Maurice et la Grande-Bretagne est une «bilateral issue». Les îles Marshall récusent aussi les arguments de Londres relatifs à la Convention de Vienne, faisant ressortir que celle-ci a été votée en 1969 et que l’excision des Chagos a été faite lorsque Maurice n’était pas encore indépendante.

Les Etats-Unis a mis en avant le cas de la Jamaïque et des îles Caïmans, la première étant devenue indépendante alors que les îles Caïmans sont restées sous contrôle britannique.