Dans le cas de l’ex-ministre de l’Egalité des genres, la commission requiert une «in-depth inquiry», tandis que pour l’ancien deputy Speaker, Paul Lam Shang Leen et ses assesseurs recommandent une «further inquiry».

Roubina Jadoo-Jaunbocus aurait reçu Rs 50 000 d’une personne accusée d’importation d’héroïne pour que la somme soit remise à Kamasho, un trafiquant déjà condamné. Ce qui mêlerait l’ancienne ministre à un éventuel délit de blanchiment d’argent, note le rapport.

Paul Lam Shang Leen et ses assesseurs remarquent également les nombreuses visites de l’avocate à des groupes de détenus. Celle-ci, lit-on, ne pouvait pas ignorer le risque que ce type de rassemblement de détenus leur offre l’occasion d’échanger des informations sur le trafic de drogue mais aussi de se passer des objets interdits, comme des cartes SIM.

Le rapport conclut que dans plusieurs cas, les visites de Roubina Jadoo-Jaunbocus n’étaient pas sollicitées. L’anecdote d’un prisonnier refusant de rencontrer l’avocate est même relatée. Toutefois, ses contacts avec «the most notorious drug trafficker» Peroomal Veeren, durant l’incarcération de celui-ci est souligné.

Dans le cas de Sanjeev Teeluckdharry, la commission d’enquête remarque que, mis en présence de ses appels et nombreux textos au caïd Rudolf Jean Jacques, alias Gro Derek, durant son incarcération, l’avocat a plaidé l’ignorance.

Pour justifier ses visites non sollicitées à des groupes de prisonniers en détention pour des affaires de drogues, l’avocat a remis à la commission des documents «mostly irrelevant», note le rapport. Qui poursuit que les personnes que l’ancien deputy Speaker a rencontrées en prison étaient des trafiquants connus et, dans certains cas, n’étaient pas ses clients.

Le rapport Lam Shang Leen pointe aussi du doigt l’avocat en l’accusant d’avoir demandé à un de ses clients de faire une fausse déclaration dans une affaire de possession et de vente de gandia.

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