Editorial

L’éloge d’une apocalypse politique

La scène est surréelle. Un leader de parti et son élu le plus gradé se bagarrant comme des chiffonniers. A coups de zoure mama. C’est ce qu’il s’est passé vendredi lors du bureau politique du Parti travailliste. Loin d’être un problème endémique chez les rouges, la suprématie du leader écœure d’autres militants ailleurs. Mauves de dégoût, en sanglots parfois, ils confient leur incompréhension de ne pas être écoutés et de

Où est le Macron mauricien ?

Voici donc la question de circonstance que de fins connaisseurs de la chose politique ont commencé à poser dès ce dimanche soir. L’enthousiasme suscité par l’élection d’un homme de 39 ans – avec un peu plus de trois ans de vie politique active au compteur – les amène à rêver d’un destin similaire pour notre république. Le rêve tournera toutefois au cauchemar s’ils débutent leur quête sur un postulat complètement

La tentation du «pa mwa sa, li sa»

Un paragraphe entier serait nécessaire pour égrener tous les noms. Donc, citons plutôt quelques dossiers : BAI, Betamax, National Development Unit, Nandanee Soornack, Navin Ramgoolam. Dans les trois premiers cas, toutes les accusations provisoires – des dizaines – sont tombées ou ont été rayées une à une. Des mois d’enquête, pour rien ! Si l’ancien Premier ministre fait face à la justice dans l’affaire Roches-Noires, l’accusation de blanchiment d’argent, liée aux Rs

L’embuscade de Soornack

Une bonne partie des critiques à l’issue de la conférence de presse de Nandanee Soornack sont injustes. Aussi bien à l’égard des journalistes qu’envers Nandanee Soornack dans une certaine mesure.  Teasé à mort ; survendu comme un déballage de faits les uns plus croustillants que les autres, l’exercice de communication de la femme d’affaires a généré une grande attente parmi les Mauriciens connectés. Le résultat final a donc fortement déplu et déçu

Ce que cache le spectacle politique

C’est une règle d’or que connaissent tous les journalistes. Une source a toujours un intérêt personnel à faire fuiter une information. Álvaro Sobrinho, Ameenah Gurib-Fakim, Roshi Bhadain, Akilesh Deerpalsing, Vishnu Lutchmeenaraidoo, Vijaya Sumputh, Sattar Hajee Abdoula, Bhushan Domah…. La liste des personnes éclaboussées – peu ou prou – par des révélations quotidiennes ne cesse de s’allonger. Quelle attitude adopter face à ce grand déballage ? Il est tentant de se satisfaire

Ansam nou travay kare kare pou sov ML

Kok sante, soley leve. Ansam nou travay kare kare pou sov nou zil. Vu les circonstances, il vaut mieux remplacer zil par Muvman Liberater (ML) dans l’hymne de campagne de la défunte Allliance Lepep. Tant le parti d’Ivan Collendavelloo est ballotté par de violents vents contraires depuis l’affaire Sobrinho. Pour ne rien arranger, ce mardi, Anwar Husnoo a administré en plein Parlement – et en live – un camouflet à

Les histoires d’amour finissent mal, en général

Ce titre, emprunté au groupe français Rita Mitsouko, illustre plus ou moins ce que le pays est en train de vivre depuis quelques mois. La population est gagnée par un profond désenchantement face aux personnes et institutions qui ont en elle suscité un fol espoir. Avant de révéler leurs limites trop vite. Impatiente, l’opinion publique se demande ainsi déjà si ces personnes doivent rester en place. L’égérie déchue. Ameenah Gurib-Fakim

L’autre catastrophe

Les biscuits de Sheila Hanoomanjee se seront désintégrés et leurs boîtes souvenir avec. Les berlines d’Álvaro Sobrinho seront devenues des épaves, juste bonnes à être réexportées par un ferrailleur. Au même moment, chez les poissonniers du marché de Port-Louis, un demi-kilo de capitaine ou de cateau fraîchement pêché coûtera une fortune… si jamais ce type de poisson est disponible. L’ouverture de la pêche à la senne, ce 1er mars, a livré

Derrière les élucubrations de la Hindu House

C’est plus fort qu’eux. Ils doivent se faire remarquer dans le concours sans fin de celui qui cirera le mieux – et si possible, avec la langue – les pompes du puissant du moment. Le président de la Hindu House s’est prêté à l’exercice au Ganga Talao, la semaine écoulée. Résumons le propos de Viren Ramdhun, débité avec l’éloquence d’un idiot du village et diffusé – par les bons soins

Presse : Entre vraies accusations et faux procès

Le 3 mai est encore loin. Mais la récente polémique sur la manière dont un fait divers a été traité dans la presse mérite qu’on s’attarde sur les lézardes qui parcourent une institution vieille de 244 ans à Maurice. Se morfondre sur un prétendu âge d’or de la presse locale ne sert à rien. Tout comme il est improductif de s’armer d’une pelleté de cailloux pour les lancer sur tel

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