Editorial

Quand on prend l’habitude de se vendre au plus offrant

Parfois c’est la pression populaire, dans d’autres cas ce sont les représentations d’acteurs économiques qui contraignent le ministre des Finances et le gouvernement à revoir leur copie après les annonces budgétaires. Dès le 14 juin, il nous semblait évident qu’une des mesures préconisées par Pravind Jugnauth allait avoir beaucoup de mal à trouver son chemin dans le Finance Bill. Tant elle a été immédiatement décriée. Dans une alliance tacite inédite, société

Il est surprenant que Bérenger soit surpris

Paul Bérenger partage un trait de caractère avec Donald Trump. Comme le président américain, le leader du MMM clame de temps en temps connaître tel ou tel sujet mieux que quiconque. Parfois, c’est la Constitution. De temps à autre, l’histoire politique du pays. Quand ce n’est pas le fonctionnement du Parlement. Ce samedi, ceux qui le côtoient depuis des décennies disent l’avoir découvert en état de choc devant la liste

Elles s’appellent aussi Priya, Cindy, Deepika, Elodie…

Le décès d’une gamine de 13 ans – enceinte de surcroît – est un drame. Dans ce type de situation, il est quelque peu normal qu’on cherche un coupable. On en a trouvé deux : un post pubère de 19 ans ainsi que la règle d’exception qui lui a permis de se marier religieusement à une Ruwaidah à peine pubère. Il n’en a pas fallu davantage pour que les rancœurs et

Un budget électoraliste, vraiment ?

Électoraliste. C’est ainsi que plusieurs opposants de Pravind Jugnauth ont immédiatement décrit son discours du Budget de ce jeudi. Certains pensent même avoir fait la démonstration que le pays sera précipitamment rappelé aux urnes. En se fondant sur la dotation budgétaire de la Commission électorale qui passe de Rs 74 millions pour l’année 2017-2018 à Rs 257 millions puis Rs 351 millions en 2018-2019 et 2019-2020 respectivement. Si ce budget est vraiment annonciateur de législatives, on

La somme de toutes les peurs

L’avocat qui défend un escroc est aussi coupable que son client. Le boulanger qui vend une baguette à un pédophile est responsable de la souffrance des victimes de ce criminel. Voici le schéma dans lequel s’enferment ceux qui ont érigé la haine du mouvement Lesbien, gay, bisexuel et transgenre (LGBT) en dogme. Dans un pays aussi conservateur que le nôtre, la crise d’intolérance du samedi 2 juin a abouti à

Il n’y a pas de petits principes

Personne n’aura du mal à imaginer la fierté d’un père ou d’une mère face au succès de son enfant. Certes, parfois le confort financier des parents assure à leur progéniture un accès privilégié à un environnement social et scolaire favorable à son éveil et donc à sa réussite. Mais s’il y a bien un domaine dans lequel les privilèges sociaux jouent peu ou prou, c’est le sport. Ainsi, quand l’enfant

Better the devil you know?

Plusieurs responsables politiques ont abordé la question durant la semaine écoulée. Réagissant à ce qui a été publié sur la réforme électorale dans Week-End et sur ION News, chacun a eu son mot à dire. Au gouvernement, personne n’a jugé bon de démentir ce qui a été publié ou alors de préciser qu’étant du work in progress, la version rapportée a vocation à être peaufinée et améliorée. Sir Anerood Jugnauth

Une puissante phéromone nommée réforme électorale

Depuis le 3 avril dernier, on le sait : le comité interministériel sur la réforme électorale, présidé par sir Anerood Jugnauth, ne s’est réuni qu’une fois en 2017. Le ministre mentor semble toutefois sorti de son état de somnolence chronique en ce début d’année. Il aurait déjà eu deux sessions de travail sur les deux grandes réformes. Toutefois, avec SAJ aux commandes, on sait à quoi s’attendre. Son conservatisme en matière

Quand Jugnauth prend Ramgoolam pour modèle

Les Etats-Unis aiment bien s’ériger en symbole de la démocratie et de la responsabilité. C’est certes le pays où le président menace puis déclare la guerre à d’autres nations par Twitter. Mais reconnaissons aussi que les élus du Congrès y exercent un pouvoir de contrôle – et de blocage aussi – réel. Nous l’avons vu cette semaine quand le patron de la société la plus influente du monde, Mark Zuckerberg,

Agaléga : Arrêtons l’hystérie

Une question posée au Parlement mardi dernier nous a donné, une nouvelle fois, un aperçu de la somme d’incompréhensions et de fantasmes autour de ce qu’il va se passer à Agaléga. Si des Agaléens, insuffisamment informés de ce qu’il va se passer chez eux, ont des circonstances atténuantes, la liste de ceux qui contribuent à l’hystérie est longue. Elle comprend des politiques soucieux de marquer des points chez une partie

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