Editorial

La fausse bonne idée d’une démission collective

La presse aide à installer cette idée. En véhiculant un raccourci : la démission en bloc des députés des principaux partis d’opposition sera une arme politique redoutable contre le gouvernement de Pravind Jugnauth. N’en déplaise à Xavier Duval et Paul Bérenger, c’est une mauvaise et périlleuse idée. C’est ce que semble d’ailleurs avoir réalisé le Parti travailliste car son leader et ses cadres n’évoquent pas clairement cette option. Car – hypothèse

Tout le monde (ou presque) a un prix !

Law 33 : Everyone has a weakness, a gap in the castle wall. That weakness is usually insecurity, an uncontrollable emotion or need; it can also be a small secret pleasure. Either way, once found, it is a thumbscrew you can turn to your advantage.   Ce n’est pas faire preuve de cynisme que d’admettre la réalité. Les départs d’Alain Wong du PMSD ce lundi et de Marie Claire Monty, la

Pravind au pays des miracles politiques

Avec trois semaines de recul, il est un peu idiot de continuer à se demander si le PMSD a eu raison de quitter le gouvernement si longtemps avant l’échéance électorale. Car le constat s’impose désormais : le pays a déjà basculé dans une période de pré-campagne électorale qui s’annonce longue et pleine de rebondissements. Un remaniement au forceps. En examinant la liste des 20 ministres actuels, il faut bien admettre qu’au

Clés de lecture de l’histoire du coq qui refusa une place au soleil

A d’autres ! Le PMSD ne dupera personne. Sir Anerood Jugnauth (SAJ) a raison de dire que ce ne sont pas quelques dispositions au sujet de la Prosecution Commission qui ont chiffonné les bleus au point de claquer la porte de l’Alliance Lepep. Les raisons sont effectivement ailleurs. Si l’aveu de SAJ à l’effet que le parti de Xavier Duval et le MSM n’ont pas grand-chose en commun explique tout à fait

Prosecution Commission: Des vertus de la réflexion

Dépassionner et surtout dépolitiser le débat autour du Prosecution Commission Bill n’est pas chose facile. Notre démocratie et notre système judiciaire méritent pourtant qu’on prenne le temps qu’il faut pour débattre de l’intérêt et de la portée de la mise en place d’une institution chargée de chaperonner le Directeur des poursuites publiques (DPP). Il va être très difficile d’avoir un débat raisonné et sain entre ceux qui s’opposent totalement à la loi

Directeur des poursuites publiques cherche baby-sitter

« The rule of law does not require that official or judicial decision-makers should be deprived of all discretion, but it does require that no discretion should be unconstrained so as to be potentially arbitrary. No discretion may be legally unfettered. » – Tom Bingham dans The Rule of Law. La lecture du livre de l’ancien Lord Chief Justice britannique Bingham peut nourrir l’argumentaire de ceux qui défendront le nouvel amendement à

Heureux qui, comme Husnoo, se fait jeter aux lions

Heureux qui, comme Husnoo, a fait un grand bien à la capitale, Ou comme celui-là qui, croyant avoir raison Est retourné, chez les siens, pour être jeté aux lions Car à plaire au seigneur, hélas, parfois on s’étale Que les adeptes du poète Du Bellay nous excusent, mais voilà une bien croustillante manière de résumer ce qu’a dû subir le ministre des Collectivités locales, dans la soirée de ce jeudi 24

Un pays sans brexiteers, trumpistes et fillonistes

Au premier tour, on choisit ; au second tour, on élimine. Les Français connaissent bien cette expression. Ils l’appliquent assez régulièrement lors de leurs élections présidentielles. Hier, dans un coup de tonnerre qui n’en est pas vraiment un, les partisans de la droite et du centre en France ont choisi François Fillon et clairement rejeté Nicolas Sarkozy. Deux semaines après l’élection de Trump aux Etats-Unis, les électeurs d’une autre grande démocratie

L’excitante perspective d’une partie à trois

Paul Bérenger peut se déjuger sans aucun remord apparent. C’est ce qui a conduit une bonne partie de l’électorat à ne plus vraiment le prendre au sérieux. Tant il est devenu une sorte de fond sonore de notre paysage politique local. On aurait toutefois tort de ne pas le prendre au sérieux par rapport à une chose qu’il répète depuis quelques semaines déjà: le MMM ira seul aux prochaines élections

Derrière chaque grand homme se cache…

…une femme. Si l’expression a plus de 200 ans, aujourd’hui encore, sa pertinence ne souffre d’aucune contestation. Surtout pas dans le monde politique. D’Eleanor Roosevelt à Joséphine Bonaparte en passant par Kasturba Gandhi, toutes ont eu une influence considérable sur leurs maris. Loin de n’être que des confidentes et des soutiens moraux, elles ont profondément influé l’action politique de leurs conjoints et, dans certains cas, même les lois de leurs pays. Maurice