Editorial

Un homme politique comme les autres…

Elle croulait sous les éloges dans la presse et fédérait le soutien de tous les bords politiques. Ils étaient rares à questionner la légitimité d’Ameenah Gurib-Fakim à la présidence de la République, le 5 juin 2015. Trois ans plus tard, l’opinion publique traite notre chef d’Etat comme un simple politique. Au fil de ses erreurs de jugement et de ses fautes, Ameenah Gurib-Fakim est probablement le chef de l’Etat le

La fabrique à suspicion

Ce travers n’est pas l’apanage des seuls Mauriciens. Il faut néanmoins avouer que nous possédons la faculté de ne voir que ce qui nous arrange. A l’instar de ces classements qui louent, chaque année, la démocratie mauricienne, le dynamisme de l’économie ou encore notre penchant pour les moyens de communication modernes. Comme prévu, le dernier Corruption Perception Index (CPI) de Transparency International (TI) n’a pas été jugé suffisamment flatteur pour

Agaléga : Que sait-on vraiment ?

Prenez deux petites îles coralliennes. Ajoutez-y un calendrier qui fait coïncider les 50 ans de notre indépendance avec la préparation de la prochaine étape de la bataille – juridique – sur les Chagos. Saupoudrez généreusement d’attachement à l’intégrité territoriale. N’oubliez pas une pointe de [res]sentiment anti-Inde. Faites ensuite revenir avec du doute fraîchement cueilli auprès des médias de la Grande Péninsule. Bon appétit, vous pouvez déguster votre plat du jour :

Maha Shivratri 2018 : Un bien mauvais cru

Ferveur mystique. Casse-tête logistique. Querelles politiques. Coups médiatiques. Le pèlerinage de Maha Shivratri et les célébrations qui ont lieu à Ganga Talao, c’est tout cela. Chaque année, toute cette effusion apporte son lot d’inconvénients dont on s’accommode volontiers au nom de la tolérance. Par lassitude, on compose également avec le comportement des politiques et des dirigeants d’organisations socioculturelles – qui profitent là d’une belle occasion de bien se faire voir.

L’encombrant Monsieur Ramdhean

Ce qui devait arriver est arrivé. Le ton de Rajendrah Ramdhean à l’égard de Pravind Jugnauth a braqué ce dernier. Le Premier ministre met ainsi fin à la pratique établie qui veut que le chef du gouvernement assiste, en tant qu’invité d’honneur, à la célébration de Maha Shivratri par la Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation (MSDTF). Jugnauth a-t-il eu raison de tourner le dos à une organisation socioculturelle présentée comme

It’s not just the economy, stupid!

Les stratèges de Pravind Jugnauth, et quelque part le Premier ministre lui-même, ont presque adopté la phrase rendue célèbre lors de la campagne présidentielle de Bill Clinton en 1992. «It’s the economy, stupid!» clament-ils. Pensant que c’est sur la base d’un bilan avant tout économique que la prochaine législative se gagnera. L’optimisme n’est pas surjoué. Car au centre du pouvoir – comme dans les institutions publiques et privées périphériques –,

L’agenda de la nation (I)

«Il est cubique, titanesque, froid. Il est doté de chenilles qui écrasent tout. C’est le système social dans lequel tu es inséré. Sur ses tours tu reconnais plusieurs têtes. Il y a celles de tes professeurs, de tes chefs hiérarchiques, des policiers, des militaires, des prêtres, des politiciens, des fonctionnaires, des médecins, qui sont censés toujours te dire si tu as agi bien ou mal. Et le comportement que tu

Les 7 enseignements de la partielle

La tentation sera forte, chez les uns et les autres, de tout relativiser. Notamment en se basant sur le faible taux de participation (54,96%) à la partielle de ce 17 décembre. Ou encore, en notant que le vainqueur n’obtient que 35,11% des suffrages exprimés, alors que les gagnants des partielles de 1999, 2003 et 2009 avaient respectivement recueilli 45,67%, 51,53% et 52,56% des votes. Il faudra leur opposer deux faits.

Apprécie l’art et tais-toi

C’est de la merde. C’est incompréhensible. C’est fabuleux. Mari top ! Probablement, un ancien de la Berklee College of Music, de la National Film and Television School ou de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts n’exprimera pas un avis aussi laconique sur un morceau de musique, un film ou une installation artistique. Faut-il pour autant reléguer l’opinion du quidam au second plan, au seul motif qu’il serait un inculte donnant un avis

Au fond d’un tiroir

Il paraît que le rapport est long de 80 pages, dont 16 dédiées aux recommandations. La dernière – que la commission anticorruption diligente une enquête approfondie sur les conditions entourant l’octroi d’une rémunération globale de Rs 323 000 à Vijaya Sumputh – a déjà fait couler beaucoup d’encre. Les médias spéculent sur un document dont la circulation est extrêmement restreinte. Pendant que l’opposition exige à cor et à cri que le

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