Editorial

Une puissante phéromone nommée réforme électorale

Depuis le 3 avril dernier, on le sait : le comité interministériel sur la réforme électorale, présidé par sir Anerood Jugnauth, ne s’est réuni qu’une fois en 2017. Le ministre mentor semble toutefois sorti de son état de somnolence chronique en ce début d’année. Il aurait déjà eu deux sessions de travail sur les deux grandes réformes. Toutefois, avec SAJ aux commandes, on sait à quoi s’attendre. Son conservatisme en matière

Quand Jugnauth prend Ramgoolam pour modèle

Les Etats-Unis aiment bien s’ériger en symbole de la démocratie et de la responsabilité. C’est certes le pays où le président menace puis déclare la guerre à d’autres nations par Twitter. Mais reconnaissons aussi que les élus du Congrès y exercent un pouvoir de contrôle – et de blocage aussi – réel. Nous l’avons vu cette semaine quand le patron de la société la plus influente du monde, Mark Zuckerberg,

Agaléga : Arrêtons l’hystérie

Une question posée au Parlement mardi dernier nous a donné, une nouvelle fois, un aperçu de la somme d’incompréhensions et de fantasmes autour de ce qu’il va se passer à Agaléga. Si des Agaléens, insuffisamment informés de ce qu’il va se passer chez eux, ont des circonstances atténuantes, la liste de ceux qui contribuent à l’hystérie est longue. Elle comprend des politiques soucieux de marquer des points chez une partie

La maculée nomination de Sumputh

C’est un coup de chance inespéré. Ce dimanche, le bureau du Premier ministre (PMO) nous a transmis par inadvertance – décidément, cela arrive trop souvent ces derniers temps – un document hautement confidentiel. Le courrier électronique que nous avons reçu contenait, en effet, une synthèse des conclusions du Fact-Finding Committee (FFC) sur Vijaya Sumputh ainsi qu’une note sur le «way forward», rédigée par Pravind Jugnauth lui-même. C’est un scoop ! D’autant

Il y a la version des fans, puis celle des autres

Mettons-nous dans la peau d’un fan de Pravind Jugnauth afin de commenter les deux décisions prises par le Premier ministre, vendredi dernier. D’une part, l’institution d’une commission d’enquête sur les agissements d’Ameenah Gurib-Fakim durant les derniers jours de sa présidence. Et d’autre part, la transmission à la Commission anticorruption d’une lettre de dénonciation non signée. Le Premier ministre a démontré un leadership exemplaire. En phase avec les attentes des Mauriciens, il

De quoi le Premier ministre a-t-il peur ?

Cherchez. Dans la Constitution, le droit du travail ou ailleurs. Nulle part vous ne trouverez le principe selon lequel une personne qui démissionne est immédiatement absoute de tout acte qu’elle a pu commettre précédemment. En quittant son poste le 23 mars, Ameenah Gurib-Fakim ne met donc pas fin à l’affaire Sobrinho 2. C’est même l’inverse. Il est difficile de ne pas être d’accord avec Pravind Jugnauth sur cette question. Le

Un homme politique comme les autres…

Elle croulait sous les éloges dans la presse et fédérait le soutien de tous les bords politiques. Ils étaient rares à questionner la légitimité d’Ameenah Gurib-Fakim à la présidence de la République, le 5 juin 2015. Trois ans plus tard, l’opinion publique traite notre chef d’Etat comme un simple politique. Au fil de ses erreurs de jugement et de ses fautes, Ameenah Gurib-Fakim est probablement le chef de l’Etat le

La fabrique à suspicion

Ce travers n’est pas l’apanage des seuls Mauriciens. Il faut néanmoins avouer que nous possédons la faculté de ne voir que ce qui nous arrange. A l’instar de ces classements qui louent, chaque année, la démocratie mauricienne, le dynamisme de l’économie ou encore notre penchant pour les moyens de communication modernes. Comme prévu, le dernier Corruption Perception Index (CPI) de Transparency International (TI) n’a pas été jugé suffisamment flatteur pour

Agaléga : Que sait-on vraiment ?

Prenez deux petites îles coralliennes. Ajoutez-y un calendrier qui fait coïncider les 50 ans de notre indépendance avec la préparation de la prochaine étape de la bataille – juridique – sur les Chagos. Saupoudrez généreusement d’attachement à l’intégrité territoriale. N’oubliez pas une pointe de [res]sentiment anti-Inde. Faites ensuite revenir avec du doute fraîchement cueilli auprès des médias de la Grande Péninsule. Bon appétit, vous pouvez déguster votre plat du jour :

Maha Shivratri 2018 : Un bien mauvais cru

Ferveur mystique. Casse-tête logistique. Querelles politiques. Coups médiatiques. Le pèlerinage de Maha Shivratri et les célébrations qui ont lieu à Ganga Talao, c’est tout cela. Chaque année, toute cette effusion apporte son lot d’inconvénients dont on s’accommode volontiers au nom de la tolérance. Par lassitude, on compose également avec le comportement des politiques et des dirigeants d’organisations socioculturelles – qui profitent là d’une belle occasion de bien se faire voir.

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