Editorial

Ce que SAJ sait

La mascarade n’est pas terminée. Quelques rebondissements politiques majeurs sont toujours à prévoir dans les semaines qui viennent. Voici pourquoi… Soyons clair. Il n’est absolument pas exclu que les discussions PTr-MMM reprennent. On entend déjà les militants et quelques responsables mauves rétorquer – avec peu ou prou de conviction et au choix : (1) Ramgoolam a joué avec nous, on ne peut lui faire confiance (2) Bérenger dit que c’est fini (3)

Un pistolet à eau sur la tempe

Le Premier ministre déteste qu’on lui mette la pression. Or, la situation dans laquelle il se trouve depuis le départ du PMSD du gouvernement est inconfortable. Il est désormais vulnérable à une motion de censure à la faveur d’une union tactique de l’opposition et de l’absence de deux membres de la majorité au moment du vote de la « motion of no confidence ». Cette conjoncture va-t-elle conduire Navin Ramgoolam à enclencher

A tous les Franck

J’apprends ce matin le décès de Franck Hardy. Il y a de fortes chances que vous ne le connaissiez pas. S’il était de Vindelle, une petite commune de la Charente en France, Franck était un Mauricien de cœur. L’époux, aussi, d’une Mauricienne, Isabelle. Ceux qui se souviennent de lui repenseront à l’artiste dont les tableaux font à chaque fois réfléchir sur ce qui est montré mais aussi sur ce qui

Et si la réforme électorale sauvait le MSM ?

La cause paraît entendue. Le MSM ne votera pas la réforme électorale. Signifiant ainsi son désaccord avec le seuil d’éligibilité de 10% à la proportionnelle. Quasiment tous les observateurs politiques sont d’accord pour dire que le seuil qu’impose Navin Ramgoolam dessert les intérêts du MSM. Celui-ci votera donc logiquement contre. Mais aurait-il raison en faisant cela ? Car si le MSM doit choisir entre disparaître ou survivre… il a l’obligation de

Plan A, Plan B… Plan P(rorogation)

C’est rare que Navin Ramgoolam soit aussi prévisible. Hier, il a fini par faire exactement ce qu’on attendait de lui depuis une semaine : proroger l’Assemblée nationale. Le Premier ministre enchaîne désormais les coups tactiques pour gagner du temps. C’était déjà le cas le 15 avril dernier, quand il avait demandé l’ajournement du Parlement pour un mois. Le but était alors de rapidement finaliser la réforme électorale et constitutionnelle avec Paul Bérenger

SAJ, Bérenger et Ramgoolam «all in»

« All in » ou tapis. Ce sont les termes utilisés au poker pour désigner la manœuvre consistant à tout miser sur un coup. Soit parce que le joueur croit qu’il a une main imbattable. Soit parce qu’il pense que ses adversaires ne vont pas le suivre dans la surenchère et se « coucher ». Les trois hommes politiques les plus importants du pays sont « all in » dans le jeu électoral depuis jeudi dernier. Si

Ce que Ramgoolam contrôle

« Loi 22 : Capitulez à temps. Quand vous avez le dessous, ne continuez pas pour l’honneur: rendez-vous… Ne  laissez pas [au vainqueur] la satisfaction de la victoire : hissez le drapeau blanc. »  Le revirement politique – prévisible – de la semaine dernière n’a laissé personne indemne. Le tandem Jugnauth est démonétisé face à un Paul Bérenger désormais seul habilité à décider du sort du Remake 2000. Le leader du MMM a, lui,

Six clés de lecture politiques

La coïncidence est troublante. En début d’après-midi d’hier, Paul Bérenger annonce une « cooling off period » entre les partenaires du Remake 2000. Quelques heures plus tard, Navin Ramgoolam demande l’ajournement des travaux parlementaires pendant un mois afin de disposer du « temps adéquat » pour faire avancer les discussions sur la réforme électorale. Depuis ces annonces, la machine à spéculer tourne à plein régime. Six clés de lecture politiques sont utiles pour comprendre

Si Ramgoolam avait son Valls

C’est un grand moment de démocratie. Une illustration de ce que doit être la responsabilité politique. Hier, Jean-Marc Ayrault a tiré les conséquences de la lourde défaite de son camp aux élections municipales françaises en soumettant sa démission à François Hollande. Celui-ci a nommé, dans la foulée, Manuel Valls à la tête du gouvernement. Traduisant, selon les observateurs, sa volonté de donner un coup de barre à droite et d’afficher

La dernière tentation

« Il ne faut jamais dire jamais en politique », dit l’adage. Malgré cela, il est assez improbable que l’assemblée des délégués du MMM censure le principe du Remake 2000, ce samedi. La seule vraie inconnue de la semaine demeure donc le contenu du White Paper sur la réforme électorale que Navin Ramgoolam a promis de rendre public avant la rentrée parlementaire de mardi prochain. Le Premier ministre s’est intéressé par intermittence

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