Editorial

Avec ou sans eux?

Navin Ramgoolam et Paul Bérenger auront beau affirmer que leurs explications sur la 2e République et le partage des pouvoirs entre le Premier ministre et le Président de la République dans ce système ont été comprises, ce n’est pas le cas. Au-delà des zones d’ombre de ce partage – notamment sur le contrôle des pouvoirs du président –, les deux hommes butent sur une résistance plus fondamentale. Notre Constitution, quasi-cinquantenaire,

Jeu et set… en attendant le match

C’est une campagne électorale qui se jouera comme un match de tennis, en trois sets. Le premier part des deux grands meetings du 12 octobre pour s’achever la veille de l’annonce de la date des élections. Le deuxième commence le jour de la publication du writ of election pour prendre fin avec le nomination day. Enfin, le troisième regroupe la quinzaine de jours précédant le scrutin. Si c’est ce dernier

Pour un débat sain sur l’économie

Il faut remercier sir Anerood Jugnauth d’avoir révélé, très tôt dans la campagne, la volonté de l’Alliance Lepep de revaloriser la pension de retraite à Rs 5 000. Car cette proposition a propulsé en même temps dans l’actualité la question délicate de la faisabilité économique des mesures électorales. Il est temps qu’on en débatte. Car même si le grand public rechigne à se joindre aux discussions d’experts sur l’économie, il

[Analyse] La qualité contre la quantité d’un dimanche de meeting

Dès demain matin, voire dès ce début de soirée, les polémiques sur l’estimation des foules feront rage. Du côté de l’Alliance Lepep, les plus téméraires parlent d’une foule de 20 000, voire 30 000 personnes. Leurs plus ardents détracteurs avancent, quant à eux, un risible rassemblement de 5 000 âmes. Chez l’Alliance PTr-MMM, les triomphalistes ont compté 30 000 partisans à Quatre-Bornes, ceux plus réalistes au sein de la direction en ont dénombré 18 000. Qu’importe

La République des maîtres-chanteurs

Invisible, la bataille est pourtant livrée au quotidien. Elle oppose la République de la règle (de droit) à la République de l’exception. Qu’importe le gouvernement,  les mêmes dérives demeurent. Certains squatters sont régularisés pendant que leurs voisins continuent d’attendre. Des logements sociaux sont octroyés en des temps records à des heureux élus tandis que d’autres cotisent pendant des années, en vain. La liste des exceptions consenties quotidiennement est interminable. Le

La Carte C

Insidieusement, il s’immisce dans la [pré]campagne électorale. En soi, le vote communal n’est pas un phénomène nouveau à Maurice. « Koup zot, donn enn nou bann », « pa vot sa [insérer ici le nom de l’ethnie honnie] la » sont des injonctions entendues depuis des décennies. Utilisée à grande échelle, la carte communale est susceptible de contrarier les mécaniques électorales les mieux huilées. Car à défaut de permettre de gagner la partie, elle peut rendre la

Gagner, oui. Mais contre qui ?

Assez ! Voici près de six mois que ça dure. Le pays vit dans l’expectative. Les électeurs ne comprennent plus trop qui est au pouvoir et qui ne l’est pas. Les décideurs – administratifs, politiques et économiques – naviguent, eux, de sursis en sursis. Tentant de déférer leurs décisions pour quand la situation politique sera plus lisible et prévisible. Depuis dimanche, toutefois, une inconnue est résolue. Maintenant que l’union Parti travailliste

Futur [conditionnel] politique

Le dimanche 11 mars 2068, après 53 ans d’existence, la Constitution de la IIe République nous réserve une nouvelle surprise. La plus improbable d’entre toutes. Dix minutes après la fermeture des bureaux de vote, la population découvre avec stupeur l’identité du nouveau président de la République. Tous les sondages avaient prévu une lutte serrée entre les candidats des deux principaux blocs politiques. Mais aucun d’entre eux n’avait prédit que celui qui

C’était écrit…

Au fil des mois, Navin Ramgoolam a posé la même question à ses interlocuteurs : « Et si je ne fais pas d’alliance avec Bérenger, qu’est-ce qu’il se passera ? » Les réalistes lui ont cyniquement répondu qu’un des deux scénarios suivant se réalisera alors. Le leader du MMM conclura un Re-Remake 2000. Ou alors, Ramgoolam tentera une réédition de l’alliance de l’avenir de 2010. Le temps faisant son œuvre, l’un des deux scénarios deviendrait tout

L’alliance sans C

Quoi qu’en disent les nostalgiques du Remake 2000 ou ceux qui cultivent une hostilité viscérale envers Navin Ramgoolam ou Paul Bérenger, l’alliance Travailliste-MMM a toujours de très bonnes chances d’être conclue. Mais loin de se faire dans la sérénité, la clôture du deal est marquée par le sceau de la méfiance. Pendant que le leader des rouges affirme qu’il ne reste que « quelques points à peaufiner », le patron du MMM

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