Editorial

L’élégant Dr Ramgoolam, l’hideux M. Navin

N’en doutons pas. Le Premier ministre sait faire preuve d’élégance. Il n’y a qu’à le voir, rutilant parmi les plus grands chefs d’Etat de ce monde, pour s’en convaincre. Cette qualité, Navin Ramgoolam la cultive aussi dans ses relations. Il en a même fait une arme terriblement efficace servant parfois à désarmer, voire à charmer ses adversaires les plus redoutables. L’élégance, il la cultive également à l’écrit. Comme dans la mise

De la kryptonite en politique

Un peu de recul. C’est ce qu’il faut parfois pour comprendre une situation complexe. Or, depuis le début de la pièce de théâtre « PMSD pa kontan », tout le monde est obnubilé par des micro-événements. La déclaration à l’emporte-pièce d’un membre du bureau politique bleu ou le simple fait que Xavier Duval quitte son bureau une heure plus tôt que d’habitude sont désormais des « micro-événements » qui ont un sens politique. Chacun

Que mijote Ramgoolam ?

On l’attendait en guerrier. Prêt à en découdre et à rappeler à tout le monde qu’il est le patron incontesté de la scène politique. A la place, on a découvert un père de famille. Dont l’essentiel du discours a servi à énumérer les récentes et futures améliorations à la maison-Maurice, à rassurer les membres de la famille sur leur avenir et à louer leur formidable sens de solidarité. Au final,

L’info avec vous

« Finalement c’est très simple, trop simple. » Voici la réaction que vous avez peut-être eue en parcourant ION News, qui n’a que quelques heures d’existence et qui tournera durant les jours à venir en version « beta test ». C’est exactement la réaction à laquelle nous nous attendons. En fait, c’est presque celle que nous souhaitons. Car nous avons pris le pari de la différence. Si les autres sites d’information ne sont que

L’opium est déjà légal à Maurice

Oublions un moment les personnes venues réclamer la légalisation du gandia ce lundi. Attardons-nous plutôt sur la place qu’a prise cette drogue, dite « douce » dans le pays. Il ne faut plus nier l’évidence. La consommation du cannabis est une way of life quasiment mainstream à Maurice. Un temps cantonné aux marginaux, artistes et libertaires baba cools, le joint s’est démocratisé. Il se retrouve désormais ‑ et régulièrement ‑

Exclusif : bientôt le « Walking Licence »

C’est dans le secret le plus absolu que la décision a été prise par un comité restreint, présidé par le Premier ministre lui-même. C’était il y a à peine une semaine. Stupéfaite, la population allait apprendre la nouvelle dans quelques jours, de la bouche de Navin Ramgoolam. Mais le très loquace « Monsieur Sécurité routière », Ben Buntipilly, a quelque peu mis les pieds dans le plat. Hier, dans une

Les scoops venus d’ailleurs

Les lampes de Divali à peine éteintes, voila que Diya (lampe en Hindi) Beeltah se fait incendier. On aura beau faire semblant de découvrir, avec the Telegraph, le côté « alarming » du look de notre reine de beauté au concours Miss Universe, il est toutefois difficile de nier l’évidence. Tous ceux qui avaient vu le « costume national » choisi par le comité Miss Mauritius savaient déjà depuis un

Chronique de la connerie ordinaire

21h, hier soir. Une première personne attire mon attention sur le fait que quelques photos douteuses circulent sur Facebook. Elles montrent deux jeunes mauriciens, habillés selon le code gothique, prenant la pose sur des tombes dans un cimetière. Leur attitude sur les clichés est incontestablement irrespectueuse envers les sépultures. Ma réaction à ce moment là : voilà deux jeunes idiots qui ne savent pas comment se faire remarquer et qui ne se