Editorial

Les programmes qui cachent les hommes

La lutte contre la pauvreté ne sera plus une priorité. Nous encouragerons nos compatriotes, à travers des plans d’aide, à rester au chômage. Nos réduirons notre activité économique à seulement trois industries. La lutte contre la corruption ne sera plus une priorité nationale et le budget qui y est alloué sera réduit de 90%. Les dépenses pour moderniser la police et lui permettre d’être plus efficace seront gelées durant notre

La balle de Bérenger à Boolell

Il n’y a pas d’autres manières de qualifier la sortie de Paul Bérenger contre le directeur des poursuites publiques (DPP), hier à Roche-Bois. C’est un dérapage. Venant d’un homme généralement respectueux des institutions, le coup de sang de Bérenger est étonnant et grave. D’autant qu’il part d’une fausse prémisse. Le leader du MMM s’en est effectivement pris à Ajit Boolell à cause de son article publié dans la newsletter d’octobre du

Avec ou sans eux?

Navin Ramgoolam et Paul Bérenger auront beau affirmer que leurs explications sur la 2e République et le partage des pouvoirs entre le Premier ministre et le Président de la République dans ce système ont été comprises, ce n’est pas le cas. Au-delà des zones d’ombre de ce partage – notamment sur le contrôle des pouvoirs du président –, les deux hommes butent sur une résistance plus fondamentale. Notre Constitution, quasi-cinquantenaire,

Jeu et set… en attendant le match

C’est une campagne électorale qui se jouera comme un match de tennis, en trois sets. Le premier part des deux grands meetings du 12 octobre pour s’achever la veille de l’annonce de la date des élections. Le deuxième commence le jour de la publication du writ of election pour prendre fin avec le nomination day. Enfin, le troisième regroupe la quinzaine de jours précédant le scrutin. Si c’est ce dernier

Pour un débat sain sur l’économie

Il faut remercier sir Anerood Jugnauth d’avoir révélé, très tôt dans la campagne, la volonté de l’Alliance Lepep de revaloriser la pension de retraite à Rs 5 000. Car cette proposition a propulsé en même temps dans l’actualité la question délicate de la faisabilité économique des mesures électorales. Il est temps qu’on en débatte. Car même si le grand public rechigne à se joindre aux discussions d’experts sur l’économie, il

[Analyse] La qualité contre la quantité d’un dimanche de meeting

Dès demain matin, voire dès ce début de soirée, les polémiques sur l’estimation des foules feront rage. Du côté de l’Alliance Lepep, les plus téméraires parlent d’une foule de 20 000, voire 30 000 personnes. Leurs plus ardents détracteurs avancent, quant à eux, un risible rassemblement de 5 000 âmes. Chez l’Alliance PTr-MMM, les triomphalistes ont compté 30 000 partisans à Quatre-Bornes, ceux plus réalistes au sein de la direction en ont dénombré 18 000. Qu’importe

La République des maîtres-chanteurs

Invisible, la bataille est pourtant livrée au quotidien. Elle oppose la République de la règle (de droit) à la République de l’exception. Qu’importe le gouvernement,  les mêmes dérives demeurent. Certains squatters sont régularisés pendant que leurs voisins continuent d’attendre. Des logements sociaux sont octroyés en des temps records à des heureux élus tandis que d’autres cotisent pendant des années, en vain. La liste des exceptions consenties quotidiennement est interminable. Le

La Carte C

Insidieusement, il s’immisce dans la [pré]campagne électorale. En soi, le vote communal n’est pas un phénomène nouveau à Maurice. « Koup zot, donn enn nou bann », « pa vot sa [insérer ici le nom de l’ethnie honnie] la » sont des injonctions entendues depuis des décennies. Utilisée à grande échelle, la carte communale est susceptible de contrarier les mécaniques électorales les mieux huilées. Car à défaut de permettre de gagner la partie, elle peut rendre la

Gagner, oui. Mais contre qui ?

Assez ! Voici près de six mois que ça dure. Le pays vit dans l’expectative. Les électeurs ne comprennent plus trop qui est au pouvoir et qui ne l’est pas. Les décideurs – administratifs, politiques et économiques – naviguent, eux, de sursis en sursis. Tentant de déférer leurs décisions pour quand la situation politique sera plus lisible et prévisible. Depuis dimanche, toutefois, une inconnue est résolue. Maintenant que l’union Parti travailliste

Futur [conditionnel] politique

Le dimanche 11 mars 2068, après 53 ans d’existence, la Constitution de la IIe République nous réserve une nouvelle surprise. La plus improbable d’entre toutes. Dix minutes après la fermeture des bureaux de vote, la population découvre avec stupeur l’identité du nouveau président de la République. Tous les sondages avaient prévu une lutte serrée entre les candidats des deux principaux blocs politiques. Mais aucun d’entre eux n’avait prédit que celui qui

<div id="su-footer-links" style="text-align: center;"></div>