Editorial

La série comique préférée des Mauriciens

Trois longs mois de pause. C’est à se demander comment les Mauriciens vont faire en attendant que leur série comique préférée ne reprenne en octobre. C’est donc avec délectation qu’ils regarderont un nouvel épisode du Parlement retransmis en live, ce mercredi. Ou, le cas échéant, les morceaux choisis que diffuseront les sites d’information. Le 6 juin, les principales entreprises de presse du pays ont été conviées à une rencontre avec

Cesser le cinéma autour de la commission d’enquête sur la drogue

La drogue, les armes et l’accumulation de richesses à travers la fraude et la corruption. Le Fourth Schedule de la Commissions of Enquiry Act dresse une liste de sujets «of vital public importance» conférant des pouvoirs accrus à une commission d’enquête. Les milliards de roupies de stupéfiants saisis ces derniers mois ; l’étendue du réseau de trafiquants ou encore leur lien quasi symbiotique avec la profession légale ont déjà convaincu les

Le MMM, le MSM, le PTr et le PMSD luttent contre l’effondrement

Octobre au plus tard. C’est l’écho qui provient du Prime minister’s Office quand on demande le timing de l’élection partielle à Belle-Rose/Quatre-Bornes (no 18). D’ici là, chaque camp peaufine sa stratégie. Jauge ses chances de victoire. Les surestime parfois de manière éhontée en public. Oublions toutefois les simagrées des uns et les tag lines marketing des autres pour mieux nous projeter au lendemain du scrutin. Car l’ordre d’arrivée des candidats constituera un

Les clés de lecture de Belle-Rose/Quatre-Bornes

On ne cesse de vanter l’électorat de la circonscription. Ceux qui votent à Belle-Rose/Quatre-Bornes seraient «éclairés». Leur opinion ayant, dit-on, la fonction de «baromètre» politique du pays. Au-delà des formules autocongratulatoires, essayons de comprendre comment vote cet électorat. Certes, cela ne servira pas à prédire l’issue de la partielle que Roshi Bhadain déclenchera – les analyses statistiques traditionnelles ont montré leurs limites en 2014. Mais nous disposerons au moins de

La triple obligation de Jugnauth en attendant 2019

L’équipe de rédaction du Budget 2017-2018 doit être félicitée. Pas pour ce que vous croyez, toutefois. Le discours «Rising to the challenge of our ambitions» de Pravind Jugnauth n’était pas vraiment excitant. C’est à se demander si le ministre des Finances a vraiment inspiré la nation, ce jeudi. D’une part, à cause du fond de son Budget speech – plombé par l’omniprésence de l’Etat. D’autre part, à cause de la

Les risques de miser sur le numéro 18

Depuis deux semaines, le député de Belle-Rose/Quatre-Bornes (no 18) brandit ce qu’on doit bien appeler une menace. Celle de démissionner et provoquer une partielle dans la circonscription si jamais le gouvernement avalise la dernière version discutée du Metro Express. C’est-à-dire avec des tronçons traversant les centres-villes en longeant les routes principales. Sur papier, la posture de Roshi Bhadain est courageuse, voire noble. En pratique, ses chances de se faire réélire semblent

Songe – politique – d’un après-midi d’hiver

Nous sommes le lundi 12 novembre 2029. Il y a trois semaines, les législatives ont reconduit le gouvernement au pouvoir. Avec ses élus à la proportionnelle, le Premier ministre a une majorité confortable. Soit 49 députés sur les 80 que compte désormais le Parlement. 18 d’entre eux sont dorénavant choisis en fonction des scores nationaux de leurs partis. Le nouveau Premier ministre est solidement aux commandes. Il a fêté ses

Deus ex India

Deus ex machina : Personnage ou événement inattendu venant opportunément dénouer une situation dramatique. N’est pas Showkutally Soodhun qui veut. Plaider pour une rallonge d’un milliard de roupies auprès d’un Sheikh arabe – dans un numéro d’improvisation défiant les règles du protocole – n’est pas le style de Pravind Jugnauth. Le Premier ministre n’a donc pas sorti un lapin de son chapeau, ce samedi, en annonçant la possibilité d’une aide indienne

L’éloge d’une apocalypse politique

La scène est surréelle. Un leader de parti et son élu le plus gradé se bagarrant comme des chiffonniers. A coups de zoure mama. C’est ce qu’il s’est passé vendredi lors du bureau politique du Parti travailliste. Loin d’être un problème endémique chez les rouges, la suprématie du leader écœure d’autres militants ailleurs. Mauves de dégoût, en sanglots parfois, ils confient leur incompréhension de ne pas être écoutés et de

Où est le Macron mauricien ?

Voici donc la question de circonstance que de fins connaisseurs de la chose politique ont commencé à poser dès ce dimanche soir. L’enthousiasme suscité par l’élection d’un homme de 39 ans – avec un peu plus de trois ans de vie politique active au compteur – les amène à rêver d’un destin similaire pour notre république. Le rêve tournera toutefois au cauchemar s’ils débutent leur quête sur un postulat complètement