Editorial

Un budget électoraliste, vraiment ?

Électoraliste. C’est ainsi que plusieurs opposants de Pravind Jugnauth ont immédiatement décrit son discours du Budget de ce jeudi. Certains pensent même avoir fait la démonstration que le pays sera précipitamment rappelé aux urnes. En se fondant sur la dotation budgétaire de la Commission électorale qui passe de Rs 74 millions pour l’année 2017-2018 à Rs 257 millions puis Rs 351 millions en 2018-2019 et 2019-2020 respectivement. Si ce budget est vraiment annonciateur de législatives, on

La somme de toutes les peurs

L’avocat qui défend un escroc est aussi coupable que son client. Le boulanger qui vend une baguette à un pédophile est responsable de la souffrance des victimes de ce criminel. Voici le schéma dans lequel s’enferment ceux qui ont érigé la haine du mouvement Lesbien, gay, bisexuel et transgenre (LGBT) en dogme. Dans un pays aussi conservateur que le nôtre, la crise d’intolérance du samedi 2 juin a abouti à

Il n’y a pas de petits principes

Personne n’aura du mal à imaginer la fierté d’un père ou d’une mère face au succès de son enfant. Certes, parfois le confort financier des parents assure à leur progéniture un accès privilégié à un environnement social et scolaire favorable à son éveil et donc à sa réussite. Mais s’il y a bien un domaine dans lequel les privilèges sociaux jouent peu ou prou, c’est le sport. Ainsi, quand l’enfant

Better the devil you know?

Plusieurs responsables politiques ont abordé la question durant la semaine écoulée. Réagissant à ce qui a été publié sur la réforme électorale dans Week-End et sur ION News, chacun a eu son mot à dire. Au gouvernement, personne n’a jugé bon de démentir ce qui a été publié ou alors de préciser qu’étant du work in progress, la version rapportée a vocation à être peaufinée et améliorée. Sir Anerood Jugnauth

Une puissante phéromone nommée réforme électorale

Depuis le 3 avril dernier, on le sait : le comité interministériel sur la réforme électorale, présidé par sir Anerood Jugnauth, ne s’est réuni qu’une fois en 2017. Le ministre mentor semble toutefois sorti de son état de somnolence chronique en ce début d’année. Il aurait déjà eu deux sessions de travail sur les deux grandes réformes. Toutefois, avec SAJ aux commandes, on sait à quoi s’attendre. Son conservatisme en matière

Quand Jugnauth prend Ramgoolam pour modèle

Les Etats-Unis aiment bien s’ériger en symbole de la démocratie et de la responsabilité. C’est certes le pays où le président menace puis déclare la guerre à d’autres nations par Twitter. Mais reconnaissons aussi que les élus du Congrès y exercent un pouvoir de contrôle – et de blocage aussi – réel. Nous l’avons vu cette semaine quand le patron de la société la plus influente du monde, Mark Zuckerberg,

Agaléga : Arrêtons l’hystérie

Une question posée au Parlement mardi dernier nous a donné, une nouvelle fois, un aperçu de la somme d’incompréhensions et de fantasmes autour de ce qu’il va se passer à Agaléga. Si des Agaléens, insuffisamment informés de ce qu’il va se passer chez eux, ont des circonstances atténuantes, la liste de ceux qui contribuent à l’hystérie est longue. Elle comprend des politiques soucieux de marquer des points chez une partie

La maculée nomination de Sumputh

C’est un coup de chance inespéré. Ce dimanche, le bureau du Premier ministre (PMO) nous a transmis par inadvertance – décidément, cela arrive trop souvent ces derniers temps – un document hautement confidentiel. Le courrier électronique que nous avons reçu contenait, en effet, une synthèse des conclusions du Fact-Finding Committee (FFC) sur Vijaya Sumputh ainsi qu’une note sur le «way forward», rédigée par Pravind Jugnauth lui-même. C’est un scoop ! D’autant

Il y a la version des fans, puis celle des autres

Mettons-nous dans la peau d’un fan de Pravind Jugnauth afin de commenter les deux décisions prises par le Premier ministre, vendredi dernier. D’une part, l’institution d’une commission d’enquête sur les agissements d’Ameenah Gurib-Fakim durant les derniers jours de sa présidence. Et d’autre part, la transmission à la Commission anticorruption d’une lettre de dénonciation non signée. Le Premier ministre a démontré un leadership exemplaire. En phase avec les attentes des Mauriciens, il

De quoi le Premier ministre a-t-il peur ?

Cherchez. Dans la Constitution, le droit du travail ou ailleurs. Nulle part vous ne trouverez le principe selon lequel une personne qui démissionne est immédiatement absoute de tout acte qu’elle a pu commettre précédemment. En quittant son poste le 23 mars, Ameenah Gurib-Fakim ne met donc pas fin à l’affaire Sobrinho 2. C’est même l’inverse. Il est difficile de ne pas être d’accord avec Pravind Jugnauth sur cette question. Le

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