Editorial

La face cachée d’une victoire de…

Il ne faut quand même pas prétendre que le MSM envisage réellement la possibilité de présenter un candidat pour la partielle du 17 décembre. Pravind Jugnauth et les siens ont, certes, une certaine propension à s’attirer une poisse invraisemblable. Mais ils ne sont ni suicidaires, ni masochistes au point de s’infliger une défaite moralement humiliante et politiquement catastrophique. A défaut des drapeaux orange flottant le jour du dépouillement, la bannière

Manifeste de la désobéissance économique

Uniciti; Moka Smart City; Mon Trésor Smart City; Mont Choisy Smart City; Jin Fei Smart City. Quel benêt osera prétendre que le gouvernement actuel n’arrive pas à faciliter des projets de développement majeurs dans le pays ? Une autocongratulation s’impose. Chantons les louanges du secteur privé – apparemment, c’est plus convenable de dire «la communauté des affaires» – et du gouvernement. En fait, nous n’y arrivons pas. Car la sensation de

Metro Express: Du rêve au cauchemar

Pravind Jugnauth ne le savait pas. Son équipe non plus. Ils ont découvert, avec les autres Mauriciens, que la radiotélévision nationale avait décidé d’un black-out total sur les incidents de la Butte et Barkly dans ses bulletins d’information de ce vendredi. Sous le coup de la colère, le Premier ministre a presque ordonné le limogeage de Mekraj Baldowa dans un premier temps. Avant de revenir à de meilleurs sentiments, vu

Mouvement Militant Schizophrène Mauricien

C’est brutal. Mais il est difficile de dire la chose autrement. Seul, le MMM n’a aucune chance de gagner les prochaines législatives. Même pas de faire élire la vingtaine d’élus nécessaires pour négocier un éventuel rapprochement post-scrutin avec une autre formation politique. Face à cette perspective morose, le parti est rongé par un mal aussi invisible que dangereux. La schizophrénie gagne les mauves et leur leadership. Un peu comme le

Malbar [nepli] kouyon ?

L’expression, venant d’un non-hindou, empeste parfois le racisme. Mais les membres de la communauté majoritaire l’utilisent eux-mêmes volontiers pour qualifier ce mélange de jai de [expression bhojpuri désignant une tendance à abandonner facilement] et de suivisme auquel ils succombent trop souvent. Le malbar kouyon type est, en effet, souvent celui dont le parti politique préféré a pour symbole… l’Hôtel du gouvernement. Et dont le soutien est quasi-acquis dès qu’il entend

Ninport ki batiara

C’est l’injonction du chef : il faut choisir son camp. A l’entendre, il n’y en a que deux : le sien ou celui des trafiquants de drogue. C’est ce que Pravind Jugnauth explique depuis quelque temps. Ce samedi, c’est ce qu’il a ordonné aux journalistes qui le pistaient depuis son retour de vacances afin qu’il réponde à des questions sur les accusations portées par le condamné Peroomal Veeren. Pris dans un match de ping-pong

Si c’est trop beau pour être vrai…

Deux anecdotes, à trois ans d’écart, mettent en perspective la même réalité. Quelques semaines avant les élections de décembre 2014, un patron de radio expliquait son aversion pour le projet de 2e République défendu par l’ex-couple Ramgoolam/Bérenger. Confiant qu’il allait s’atteler à faire capoter le dessein du tandem. Il y a quelques semaines, c’est devant des indiens interloqués, à Delhi, qu’une responsable de rédaction a décrété que le pays n’a

Une petite liste de Soodâneries

Ils sont lassants, ces éditorialistes qui s’imposent d’écrire un texte bien pensé/pensant pour descendre en flammes Showkutally Soodhun. Depuis mercredi, ils rivalisent d’inventivité pour vilipender, condamner et accabler le vice-Premier ministre. Pendant ce temps, les Mauriciens se déchaînent, eux, sur les réseaux sociaux et les talk shows des radios privées. Si sir Anerood Jugnauth était en forme et nous gratifiait de quelque sortie publique, il aurait assurément asséné «abe ki

La série comique préférée des Mauriciens

Trois longs mois de pause. C’est à se demander comment les Mauriciens vont faire en attendant que leur série comique préférée ne reprenne en octobre. C’est donc avec délectation qu’ils regarderont un nouvel épisode du Parlement retransmis en live, ce mercredi. Ou, le cas échéant, les morceaux choisis que diffuseront les sites d’information. Le 6 juin, les principales entreprises de presse du pays ont été conviées à une rencontre avec

Cesser le cinéma autour de la commission d’enquête sur la drogue

La drogue, les armes et l’accumulation de richesses à travers la fraude et la corruption. Le Fourth Schedule de la Commissions of Enquiry Act dresse une liste de sujets «of vital public importance» conférant des pouvoirs accrus à une commission d’enquête. Les milliards de roupies de stupéfiants saisis ces derniers mois ; l’étendue du réseau de trafiquants ou encore leur lien quasi symbiotique avec la profession légale ont déjà convaincu les

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