Editorial

Maha Shivratri 2018 : Un bien mauvais cru

Ferveur mystique. Casse-tête logistique. Querelles politiques. Coups médiatiques. Le pèlerinage de Maha Shivratri et les célébrations qui ont lieu à Ganga Talao, c’est tout cela. Chaque année, toute cette effusion apporte son lot d’inconvénients dont on s’accommode volontiers au nom de la tolérance. Par lassitude, on compose également avec le comportement des politiques et des dirigeants d’organisations socioculturelles – qui profitent là d’une belle occasion de bien se faire voir.

L’encombrant Monsieur Ramdhean

Ce qui devait arriver est arrivé. Le ton de Rajendrah Ramdhean à l’égard de Pravind Jugnauth a braqué ce dernier. Le Premier ministre met ainsi fin à la pratique établie qui veut que le chef du gouvernement assiste, en tant qu’invité d’honneur, à la célébration de Maha Shivratri par la Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation (MSDTF). Jugnauth a-t-il eu raison de tourner le dos à une organisation socioculturelle présentée comme

It’s not just the economy, stupid!

Les stratèges de Pravind Jugnauth, et quelque part le Premier ministre lui-même, ont presque adopté la phrase rendue célèbre lors de la campagne présidentielle de Bill Clinton en 1992. «It’s the economy, stupid!» clament-ils. Pensant que c’est sur la base d’un bilan avant tout économique que la prochaine législative se gagnera. L’optimisme n’est pas surjoué. Car au centre du pouvoir – comme dans les institutions publiques et privées périphériques –,

L’agenda de la nation (I)

«Il est cubique, titanesque, froid. Il est doté de chenilles qui écrasent tout. C’est le système social dans lequel tu es inséré. Sur ses tours tu reconnais plusieurs têtes. Il y a celles de tes professeurs, de tes chefs hiérarchiques, des policiers, des militaires, des prêtres, des politiciens, des fonctionnaires, des médecins, qui sont censés toujours te dire si tu as agi bien ou mal. Et le comportement que tu

Les 7 enseignements de la partielle

La tentation sera forte, chez les uns et les autres, de tout relativiser. Notamment en se basant sur le faible taux de participation (54,96%) à la partielle de ce 17 décembre. Ou encore, en notant que le vainqueur n’obtient que 35,11% des suffrages exprimés, alors que les gagnants des partielles de 1999, 2003 et 2009 avaient respectivement recueilli 45,67%, 51,53% et 52,56% des votes. Il faudra leur opposer deux faits.

Apprécie l’art et tais-toi

C’est de la merde. C’est incompréhensible. C’est fabuleux. Mari top ! Probablement, un ancien de la Berklee College of Music, de la National Film and Television School ou de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts n’exprimera pas un avis aussi laconique sur un morceau de musique, un film ou une installation artistique. Faut-il pour autant reléguer l’opinion du quidam au second plan, au seul motif qu’il serait un inculte donnant un avis

Au fond d’un tiroir

Il paraît que le rapport est long de 80 pages, dont 16 dédiées aux recommandations. La dernière – que la commission anticorruption diligente une enquête approfondie sur les conditions entourant l’octroi d’une rémunération globale de Rs 323 000 à Vijaya Sumputh – a déjà fait couler beaucoup d’encre. Les médias spéculent sur un document dont la circulation est extrêmement restreinte. Pendant que l’opposition exige à cor et à cri que le

Little brother is watching you

C’était devenu intenable. Notamment après une prise de position d’une autorité morale comme le cardinal Piat. Pravind Jugnauth ne pouvait que virer «l’esclave» malgré ses bons et loyaux services à la famille et surtout au père. L’épisode Soodhun permet de mesurer à quel point le cadre dans lequel s’exerce la parole politique – ou plutôt la parole des politiques – a été bouleversé. Dans le passé, quelques écarts de langage

Une partielle pour rien

Comment ne pas être d’accord avec Paul Bérenger. L’avalanche d’événements aux conséquences et implications politiques plus ou moins importantes pour le gouvernement durant les trois derniers mois promettait une rentrée parlementaire détonante. Mais il n’y a pas eu d’explosion. Tout juste a-t-on eu droit à une crise d’enfant mal élevé de ce «bon garçon» de leader de l’opposition. Une nouvelle séance terne – sans les bleus et la Private Notice

Un Divali très politique

Quelque part, quelqu’un veut absolument faire croire qu’une alliance MSM-MMM est aussi inévitable qu’imminente. Les dénégations hebdomadaires de Paul Bérenger n’y ont rien fait. Au sein même de son bureau politique, certains l’affirment la main sur le cœur : «Si Paul fer sa, sa kout-la mo ale». Mais à défaut d’envie, le besoin d’un nouveau partenaire – synonyme de nouveau départ – doit probablement se faire sentir au MSM plus qu’ailleurs.

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