Editorial

L’embuscade de Soornack

Une bonne partie des critiques à l’issue de la conférence de presse de Nandanee Soornack sont injustes. Aussi bien à l’égard des journalistes qu’envers Nandanee Soornack dans une certaine mesure.  Teasé à mort ; survendu comme un déballage de faits les uns plus croustillants que les autres, l’exercice de communication de la femme d’affaires a généré une grande attente parmi les Mauriciens connectés. Le résultat final a donc fortement déplu et déçu

Ce que cache le spectacle politique

C’est une règle d’or que connaissent tous les journalistes. Une source a toujours un intérêt personnel à faire fuiter une information. Álvaro Sobrinho, Ameenah Gurib-Fakim, Roshi Bhadain, Akilesh Deerpalsing, Vishnu Lutchmeenaraidoo, Vijaya Sumputh, Sattar Hajee Abdoula, Bhushan Domah…. La liste des personnes éclaboussées – peu ou prou – par des révélations quotidiennes ne cesse de s’allonger. Quelle attitude adopter face à ce grand déballage ? Il est tentant de se satisfaire

Ansam nou travay kare kare pou sov ML

Kok sante, soley leve. Ansam nou travay kare kare pou sov nou zil. Vu les circonstances, il vaut mieux remplacer zil par Muvman Liberater (ML) dans l’hymne de campagne de la défunte Allliance Lepep. Tant le parti d’Ivan Collendavelloo est ballotté par de violents vents contraires depuis l’affaire Sobrinho. Pour ne rien arranger, ce mardi, Anwar Husnoo a administré en plein Parlement – et en live – un camouflet à

Les histoires d’amour finissent mal, en général

Ce titre, emprunté au groupe français Rita Mitsouko, illustre plus ou moins ce que le pays est en train de vivre depuis quelques mois. La population est gagnée par un profond désenchantement face aux personnes et institutions qui ont en elle suscité un fol espoir. Avant de révéler leurs limites trop vite. Impatiente, l’opinion publique se demande ainsi déjà si ces personnes doivent rester en place. L’égérie déchue. Ameenah Gurib-Fakim

L’autre catastrophe

Les biscuits de Sheila Hanoomanjee se seront désintégrés et leurs boîtes souvenir avec. Les berlines d’Álvaro Sobrinho seront devenues des épaves, juste bonnes à être réexportées par un ferrailleur. Au même moment, chez les poissonniers du marché de Port-Louis, un demi-kilo de capitaine ou de cateau fraîchement pêché coûtera une fortune… si jamais ce type de poisson est disponible. L’ouverture de la pêche à la senne, ce 1er mars, a livré

Derrière les élucubrations de la Hindu House

C’est plus fort qu’eux. Ils doivent se faire remarquer dans le concours sans fin de celui qui cirera le mieux – et si possible, avec la langue – les pompes du puissant du moment. Le président de la Hindu House s’est prêté à l’exercice au Ganga Talao, la semaine écoulée. Résumons le propos de Viren Ramdhun, débité avec l’éloquence d’un idiot du village et diffusé – par les bons soins

Presse : Entre vraies accusations et faux procès

Le 3 mai est encore loin. Mais la récente polémique sur la manière dont un fait divers a été traité dans la presse mérite qu’on s’attarde sur les lézardes qui parcourent une institution vieille de 244 ans à Maurice. Se morfondre sur un prétendu âge d’or de la presse locale ne sert à rien. Tout comme il est improductif de s’armer d’une pelleté de cailloux pour les lancer sur tel

Politique : Ce que les jeunes doivent pouvoir avant de vouloir

Roshi Bhadain et ses milliers de minions d’un côté. Ezra Jhuboo et les trois autres mousquetaires rouges de l’autre. Les jours écoulés ont été placés sous le signe de la révolte des jeunes dans le monde politique. Avec une revendication principale déclinée en deux temps : il faut leur faire davantage de place ; et par conséquent leur permettre d’installer de nouvelles pratiques au sein de leurs formations respectives. Malheureusement, c’est plus

Bhadain : Un curieux mélange de SAJ, Ramgoolam, Bérenger et Trump

« Leader ! Leader ! Leader! » Ce partisan était là. A aboyer dans son micro, à la gloire de son messie. Nous aurions pu être à un meeting du Parti travailliste à Triolet. Ou à un rassemblement du MSM à St Pierre. Mais nous étions à Beau-Bassin, au congrès de lancement du Reform Party de Roshi Bhadain. Une formation politique qui entend éviter les marécages dans lesquels se sont enlisés les autres partis

Trois manifs et un couronnement

Un flop. Le mot n’est pas trop fort pour décrire la manif que « l’opposition » a organisée vendredi dernier. Le PMSD, malgré ses rassemblements de 10 000 sympathisants, a démontré son incapacité à mobiliser ses troupes hors de ses évènements « tamtam ». Le fanfaron Navin Ramgoolam, qui affirmait pouvoir « amenn pli boukou dimoun », a peut-être su attirer la majorité des 1500 à 2000 personnes qui sont venues manifester. Mais la cacophonie et la