Editorial

Little brother is watching you

C’était devenu intenable. Notamment après une prise de position d’une autorité morale comme le cardinal Piat. Pravind Jugnauth ne pouvait que virer «l’esclave» malgré ses bons et loyaux services à la famille et surtout au père. L’épisode Soodhun permet de mesurer à quel point le cadre dans lequel s’exerce la parole politique – ou plutôt la parole des politiques – a été bouleversé. Dans le passé, quelques écarts de langage

Une partielle pour rien

Comment ne pas être d’accord avec Paul Bérenger. L’avalanche d’événements aux conséquences et implications politiques plus ou moins importantes pour le gouvernement durant les trois derniers mois promettait une rentrée parlementaire détonante. Mais il n’y a pas eu d’explosion. Tout juste a-t-on eu droit à une crise d’enfant mal élevé de ce «bon garçon» de leader de l’opposition. Une nouvelle séance terne – sans les bleus et la Private Notice

Un Divali très politique

Quelque part, quelqu’un veut absolument faire croire qu’une alliance MSM-MMM est aussi inévitable qu’imminente. Les dénégations hebdomadaires de Paul Bérenger n’y ont rien fait. Au sein même de son bureau politique, certains l’affirment la main sur le cœur : «Si Paul fer sa, sa kout-la mo ale». Mais à défaut d’envie, le besoin d’un nouveau partenaire – synonyme de nouveau départ – doit probablement se faire sentir au MSM plus qu’ailleurs.

Vol annulé pour le monde idéal

La brutalité est un acte fondateur et/ou destructeur du mandat d’un Premier ministre. En mars 1990, sir Anerood Jugnauth (SAJ) réprime fermement une grève d’employés du Central Electricity Board. Il ordonne l’arrestation de syndicalistes et le recours à des soldats de la Special Mobile Force pour remettre les centrales électriques en marche. En 2004, au plus fort des licenciements dans un secteur textile en pleine hémorragie post-accord multifibre, Paul Bérenger

Moraliser quoi ?

Ah les naïfs ! Ils tombent sur une belle formule qui a un sens, une portée et dont le non-respect entraîne des conséquences… ailleurs. Et voilà qu’ils la plaquent sur notre contexte local. En feignant de croire que la question sera bientôt à l’agenda parlementaire. L’idée d’une loi sur la moralisation de la vie politique – la solution à tous nos maux, paraît-il – a squatté les débats de journalistes.  Elle

Ravi Rutnah, ce héros*

Ravi Rutnah est une personne sympathique. Une conversation avec lui est toujours animée, ponctuée par les «brothers» qui rythment ses phrases. Il n’est ni bête, ni hautain, et contrairement à l’image qu’il peut renvoyer au Parlement ou en conférence de presse, il est raisonnable de nature. Au-delà de la forme, Ravi Rutnah est un bosseur. Comparé à quelques autres avocats politiciens de son âge, il a remporté quelques procès retentissants.

La face cachée d’une victoire de…

Il ne faut quand même pas prétendre que le MSM envisage réellement la possibilité de présenter un candidat pour la partielle du 17 décembre. Pravind Jugnauth et les siens ont, certes, une certaine propension à s’attirer une poisse invraisemblable. Mais ils ne sont ni suicidaires, ni masochistes au point de s’infliger une défaite moralement humiliante et politiquement catastrophique. A défaut des drapeaux orange flottant le jour du dépouillement, la bannière

Manifeste de la désobéissance économique

Uniciti; Moka Smart City; Mon Trésor Smart City; Mont Choisy Smart City; Jin Fei Smart City. Quel benêt osera prétendre que le gouvernement actuel n’arrive pas à faciliter des projets de développement majeurs dans le pays ? Une autocongratulation s’impose. Chantons les louanges du secteur privé – apparemment, c’est plus convenable de dire «la communauté des affaires» – et du gouvernement. En fait, nous n’y arrivons pas. Car la sensation de

Metro Express: Du rêve au cauchemar

Pravind Jugnauth ne le savait pas. Son équipe non plus. Ils ont découvert, avec les autres Mauriciens, que la radiotélévision nationale avait décidé d’un black-out total sur les incidents de la Butte et Barkly dans ses bulletins d’information de ce vendredi. Sous le coup de la colère, le Premier ministre a presque ordonné le limogeage de Mekraj Baldowa dans un premier temps. Avant de revenir à de meilleurs sentiments, vu

Mouvement Militant Schizophrène Mauricien

C’est brutal. Mais il est difficile de dire la chose autrement. Seul, le MMM n’a aucune chance de gagner les prochaines législatives. Même pas de faire élire la vingtaine d’élus nécessaires pour négocier un éventuel rapprochement post-scrutin avec une autre formation politique. Face à cette perspective morose, le parti est rongé par un mal aussi invisible que dangereux. La schizophrénie gagne les mauves et leur leadership. Un peu comme le

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