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Avec 21 autres marins du navire Marida Marguerite, Chirag Bahri a été retenu en otage de mai à décembre 2010. Torturé par des pirates somaliens, il a aussi vu le capitaine du navire être enfermé, nu, dans une chambre froide à -17 degrés. Les autres camarades marins ont, eux, entendu les balles des AK 47 siffler à quelques centimètres de leurs oreilles.

Capturé dans les eaux internationales, le Marida Marguerite a été redirigé dans les eaux territoriales de la Somalie. Pillé de tous leurs effets personnels à deux reprises par deux groupes différents de pirates, l’équipage a dû faire preuve d’inventivité pour survivre. Notamment en dessalant l’eau de mer. Qu’ils ont ensuite troqué contre de la nourriture ou du fioul avec les autres navires retenus en otage dans la région.

Ingénieur de formation, Chirag Bahri ne sait pas quel montant des USD 15 millions (Rs 534 millions) de rançon demandée au propriétaire allemand du Marida Marguerite a fini par être versée aux ravisseurs. Ce qu’il ne savait pas, non plus, c’est que sa mère est morte pendant qu’il était captif. Ce n’est qu’à sa libération, après avoir été coupé du monde pendant huit mois, que l’Indien l’a appris.

Chirag Bahri est loin d’avoir baissé les bras par rapport à la situation alarmante des marins victimes de la piraterie. S’il reconnaît que grâce à la coopération internationale, la piraterie a drastiquement diminué dans les eaux de l’océan Indien, le marin indien veut poursuivre le travail de sensibilisation et d’encadrement des marins victimes.

Pour cela, il a rejoint l’International Seafarers’ Welfare and Assistance Network (ISWAN) pour venir en aide à ceux ayant vécu la même situation que lui. Son message : ces obstacles peuvent être surmontés. Pour preuve, l’indien de 38 ans, marié et père d’un enfant, a repris la mer pendant deux mois après sa mésaventure.

Aujourd’hui, il se consacre davantage aux activités de l’ISWAN. Chirag Bahri était à Maurice cette semaine pour participer à une conférence ministérielle sur la sécurité maritime et à la réunion du Groupe de Contact sur la piraterie au large des côtes de la Somalie.

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