L’ancienne gloire du cinéma français a touché le fond. Brigitte Bardot a écrit une lettre puant le racisme au préfet de La Réunion dans sa démarche de se poser en protectrice des animaux en qualifiant nos voisins de «sauvages». Elle protestait contre l’errance animale et en a profité pour s’insurger contre le sacrifice rituel des animaux par la communauté tamoule et les qualifie «dégénérés».

Brigitte Bardot les accuse de «barbarie» envers les animaux et démontre par la même occasion qu’elle est également nulle en histoire. Elle les considère comme des «autochtones qui ont gardé leurs gènes de sauvages». Tout en estimant que leurs comportements sont «des réminiscences de cannibalisme des siècles passés».

Elle s’enfonce davantage en se référant à l’île sœur comme étant une île «démoniaque». Sa démarche n’a pas manqué de faire réagir Nassimah Dindar, la sénatrice réunionnaise, qui fait savoir à l’ancienne sex-symbol à travers un tweet que «la maltraitance animale est inadmissible, l’outrance et l’injure tout autant! Qui d’entre les Réunionnais et vous est le plus «sauvage»?»

Elle dénonce plus particulièrement les «fêtes indiennes Tamoul avec décapitations de chèvres et boucs en offrande à leurs Dieux, et dont les abats jetés à la mer attirent les requins». La ministre française des Outre-mer, Annick Girardin, qui était à La Réunion le week-end dernier s’est aussi fendue d’un tweet pour annoncer qu’elle entend la faire poursuivre en justice.

«Si ce courrier est authentique, il appelle une réponse claire : le préfet de La Réunion déposera dès demain une plainte à laquelle je m’associerai. Le racisme ordinaire n’a pas sa place dans le débat d’idées», a écrit la ministre. L’ong SOS Racisme est également montée au créneau.

Voici la lettre de cette habituée des remarques racistes :

 

Lettre de Brigitte Bardot adressée à M. Le Préfet

“Monsieur le Préfet,

Je suis débordée, envahie par des lettres me dénonçant la barbarie que les réunionnais exercent sur les animaux !

C’est inadmissible et insupportable !

Cette île qu’ils appellent ” l’île du diable ” est la seule parmi tous les départements et territoires d’outre-mer français qui continue à se conduire aussi sauvagement avec les animaux.

Les touristes sont écoeurés et les associations débordées par le nombre d’animaux blessés, empoisonnés, cruellement amputés, ou ceux qui leur arrivent la bouche transpercée par des hameçons et qui ont réussi à s’enfuir !

Les chats ont disparu empoisonnés ou la fourrière, qui n’est qu’une entreprise de mort, les a tous euthanasiés et la plupart des chiens subissent le même sort.

C’est un véritable scandale que je ne vais pas me gêner à faire éclater dans le monde entier.

Ma Fondation vous a depuis longtemps envoyé des courriers dénonçant cette cruauté, et dernièrement une administratrice de ma Fondation est venue personnellement vous dénoncer cette multitude d’atrocités faites sur les pauvres animaux.

Les autochtones ont gardé leurs gênes de sauvages, mais les lois françaises sont faites pour être respectées et c’est votre fonction de les mettre en applications. L’article 521-1 du code pénal punit sévèrement la cruauté envers les animaux, aucune dérogation n’est prévue pour l’Ile de la Réunion.

Madame Eliane A. de Saint André, est une de mes amies, elle a 89 ans et tente désespérément de soigner et nourrir les quelques chiens faméliques, squelettiques, qui entourent son domicile. Elle me dit ne plus pouvoir y arriver car elle est menacée violement par son voisinage qui jonche en plus son jardin d’excréments !

 

Par contre vous autorisez les fêtes indiennes Tamoul avec décapitations de chèvres et boucs en offrandes à leurs Dieux et dont les abats jetés à la mer attirent les requins… d’où les attaques !

Tout ça a des réminiscences de cannibalisme des siècles passés et devraient être INTERDITES.

J’ai honte de cette île, de la sauvagerie qui y règne encore, des risques que prennent les êtres humains qui tentent au péril de leurs vies de sauver des chiens, des chats pris pour cible par une population dégénérée encore imprégnée des coutumes ancestrales, des traditions barbares qui sont leurs souches.

Alors Monsieur le Préfet, bien que vous ne soyez qu’un fonctionnaire, faites preuve de courage, un titre ne sert à rien si ce n’est pour faire respecter la loi, appliquer les peines méritées et rendre à cette île démoniaque un peu de l’humanité qu’elle a perdue en la laissant livrée à toutes les exactions impunies qu’elle s’est autorisée à prendre à votre nez et à votre barbe sans aucune réaction de votre part.”

Brigitte Bardot

Présidente