C’est à Bois-Cheri que Navin Ramgoolam a démarré, ce vendredi, une série de congrès qui le mènera à travers l’île. A presque un mois du premier anniversaire de la victoire de l’Alliance Lepep, le leader du Parti travailliste a estimé que les principes sur lesquels le gouvernement a été élu ont été oubliés.

Critiquant l’attitude du pouvoir envers lui, Ramgoolam a redit qu’il avait pris la décision de s’éloigner de la direction du parti, mais que « l’acharnement » contre lui l’a conduit à rester. De même, c’est l’attitude de la police qui l’a, explique-t-il, conduit à se montrer intransigeant sur l’ouverture de deux safe deposit boxes à la filiale de la MCB de Bell-Village. Toutefois, l’ancien Premier ministre a expliqué avoir ouvert les deux coffres aujourd’hui, en présence de la police, afin de leur confirmer qu’ils ne contiennent que des bijoux et effets personnels de ses parents. Conformément à ce qu’il a toujours clamé.

Evoquant l’action du gouvernement, Ramgoolam a estimé qu’avec la manière de gérer le dossier du traité fiscal entre l’Inde et Maurice, le gouvernement pourrait conduire à des pertes d’emplois massifs dans le secteur du global business. De même, le chef du gouvernement clame que contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, loin de ne s’attaquer qu’aux criminels, le Good Governance and Integrity Reporting Bill, s’il est voté, affectera également les citoyens victimes de dénonciations arbitraires.