Une grande campagne de sécurité routière est en cours. Pour le ministre des Infrastructures publiques et des Transports, c’est sur les trois facteurs accidentogènes [route, véhicule, comportement] qu’il faut travailler afin de faire baisser le nombre de morts sur nos routes. Car les routes, construites à grands frais, explique Nando Bodha représentent la moitié de ce que coûtent les accidents aux pays.

Au delà du plan de construction des routes, le ministre annonce que c’est désormais le Central Electricity Board qui s’assurera que les grands axes autoroutiers soient proprement éclairés, minimisant ainsi les risques d’accidents. Ailleurs, ce sont les « hot spots » qui seront identifiés afin de diminuer le nombre d’accidents qui s’y produisent. Tandis que 200 km de trottoirs seront installés afin de permettre aux piétons de circuler en sécurité en bordure de route.

A la National Transport Authority, des changements de fond seront apportés afin de rendre l’institution davantage « user friendly » et diminuer la perception de corruption qui la mine. Cela passera notamment par le lancement des centres de contrôle technique [fitness] privés à partir de juillet. De même, les dépenses de l’institution et les revenus perçus feront l’objet d’un audit complet.

Au-dela de l’état des routes et des véhicules, c’est toutefois le comportement des usagers qu’il convient de changer. Puisque ce sont les motocyclistes qui trouvent le plus souvent la mort dans les accidents, Nando Bodha annonce une campagne nationale afin de mieux les sensibiliser sur leur conduite. L’effort envers cette catégorie de personnes passera également par des changements légaux afin d’imposer le passage par des moto écoles pour la formation des nouveaux titulaires de permis de deux-roues. Mais aussi la formation des 200 000 personnes qui roulent déjà à moto sans avoir jamais reçu de formation à la conduite.