Cette question, les démissionnaires du MMM l’ont déjà posée. Avec le départ des députés Kavi Ramano et Alan Ganoo, elle va revenir sur le tapis. Ce qui est certain, c’est qu’après la démission de Joe Lesjongard, Raffick Sorefan et Jean Claude Barbier, une première approche avait déjà été effectuée auprès du Parti travailliste. Afin d’évaluer les chances de renverser Paul Bérenger comme leader de l’opposition avec le soutien des députés rouges.

Après la nomination des Best Losers, le MMM disposait de 12 députés à l’Assemblée nationale. Mais avec les démissions successives de Jean Claude Barbier, Raffick Sorefan, Joe Lesjongard, Kavi Ramano et Alan Ganoo, les mauves ne seront que sept au Parlement. Ainsi, si les démissionnaires du MMM se rallient au PTr, celui-ci pourrait demander à ce que ce soit le chef de file désigné des rouges au Parlement, Shakeel Mohamed, qui remplace Paul Bérenger.

Un cadre du PTr confirme qu’une approche a déjà eu lieu dans un passé récent de la part des démissionnaires. « On nous a sondés pour savoir si on serait favorable à un changement de leader de l’opposition », confirme-t-on chez les rouges. Le cadre interrogé estime même qu’un des députés rouges serait favorable à cette idée. Mais il y a un couac. Ce ne sont pas les députés qui décideront seuls de la personne qui occupera le poste de leader de l’opposition. Mais le bureau politique du PTr. Or, les poids lourds du bureau politique semblent penser que Bérenger peut légitimement prétendre au fauteuil qu’il occupe. Un d’entre eux expliquant même qu’il n’appartient pas au PTr de se mêler des querelles du palais au MMM.

Ce qui est certain, entend-on au PTr, c’est que la question du changement de leader de l’opposition n’a pas encore été officiellement abordée au bureau politique. « Quand la question sera à l’agenda, nous en discuterons et nous nous prononcerons alors », précise-t-on chez les rouges.