Le leader du MMM estime que le Directeur des poursuites publiques (DPP) n’a pas blanchi Vishnu Lutchmeenaraidoo au-delà de tout doute. Paul Bérenger insiste, en effet, sur le fait que le communiqué du DPP évoque des preuves « insuffisantes » pour ne pas poursuivre l’ancien ministre des Finances à la suite de son prêt de 1,1 million d’euros contracté à la SBM.

Pour le chef des mauves, la commission anticorruption étant facilement « manipulée » par le pouvoir politique, le DPP n’a pris sa décision qu’en fonction des éléments possiblement erronés et incomplets que lui a fourni l’Independent Commission against Corruption.

A quelques jours de la rentrée parlementaire, Bérenger dit souhaiter que les partis de l’opposition « coordonnent » leur action dans l’hémicycle. Sans que cela soit toutefois considéré comme un rapprochement politique. Loin de laisser le bénéfice du doute au leader de l’opposition et à l’ancien ministre de la Bonne gouvernance, Bérenger rappelle toutefois avec insistance qu’ils ont été jusqu’à très récemment ministres du gouvernement qu’ils s’apprêtent à critiquer.

Par ailleurs, l’ancien leader de l’opposition s’est également inquiété de la manière dont l’enquête sur la saisie record de drogue au port est conduite par la police. Pour Bérenger, la possibilité de « cover-up », notamment à travers des documents falsifiés, est réelle.