« L’urgence du moment est la réforme électorale. Mais si Navin Ramgoolam veut discuter de la IIe République, je ne me suis pas défilé avant, je ne me défilerai pas maintenant. » C’est ce que Paul Bérenger déclare ce matin à ION News en réagissant à la prorogation du Parlement, décidée hier par Navin Ramgoolam.

« S’il faut qu’on se rencontre pour passer en revue certaines des 171 représentations reçues ou alors fine-tune de façon finale le projet de loi, je n’ai aucun problème à rencontrer le Premier ministre à l’officielle. Mais pas pour koz koze.» C’est ainsi que le leader de l’opposition précise ce qu’il attend d’une éventuelle nouvelle rencontre avec le Premier ministre.

Hier soir, les deux hommes se sont parlé. De cette conversation et de la déclaration à la presse de Ramgoolam, Bérenger a retenu que ce dernier s’est engagé à présenter le projet de loi sur la réforme électorale « dans les plus brefs délais » à l’Assemblée nationale. « Nous veillerons à ce qu’il tienne parole », prévient Bérenger.

Selon le leader de l’opposition, deux semaines seraient suffisantes pour préparer le projet de loi. « Il y a eu 171 représentations. Par respect pour ceux qui les ont envoyées, il nous faut prendre le temps de les étudier. Mais vite. » Bérenger estime que la présentation et le vote du projet de loi ne devraient tarder car il y a déjà « un large consensus sur les détails de la réforme » entre le MMM, le MSM et les Travaillistes. Si aucun changement important, y compris dans des petits détails qui comptent, n’intervient dans le projet de loi, Paul Bérenger devrait privilégier un « party vote » au Parlement sur le sujet. Amenant ainsi tous les membres du MMM à voter la réforme.

Si Bérenger évoque ouvertement la reprise des discussions avec Ramgoolam, il jure toutefois que « dan linterval, nou pa pou al dormi, nou pou pas a lofansiv lor terin ».