Paul Bérenger et le MMM persistent et signent. Malgré l’interdiction de la police de placarder les affiches sur l’affaire Medpoint et malgré les menaces de poursuites, « la campagne va se poursuivre », a prévenu le leader de l’opposition. Il réagissait ce mercredi 8 juillet lors d’une conférence de presse après l’interrogatoire d’hier, au CCID, de l’imprimeur de l’affiche.

Pour le chef des mauves, l’action de la police obéit à une stratégie plus globale d’intimidation de l’opposition par le gouvernement. Bérenger avance même que c’est le Premier ministre qui cherche à intimider le judiciaire, notamment à travers ses critiques sur le jugement condamnant Pravind Jugnauth pour conflit d’intérêts. Et de dire la « solidarité » du MMM avec le judiciaire tout en le « remerciant » de continuer à faire un bon travail.

Histoire de démontrer que l’achat de la clinique Medpoint par l’Etat s’est déroulé dans des conditions singulières, Paul Bérenger a lu de larges extraits de la Private Notice Question qu’il avait posée le 9 novembre 2011 à Xavier Duval, alors successeur immédiat de Pravind Jugnauth au ministère des Finances. Selon le leader du MMM, le leader du PMSD, alors en alliance avec Navin Ramgoolam, ne s’était pas privé pour lancer des piques à l’égard du leader du MSM sur la manière dont il avait géré le dossier Medpoint et sur la célérité, jugée inhabituelle, avec laquelle le paiement avait été effectué dans les tout derniers jours de 2011.

Par ailleurs, Bérenger a dit son inquiétude par rapport aux échos sur le renégociation du traité de non-double imposition liant l’Inde et Maurice. Le chef de l’opposition a ainsi demandé au gouvernement de rendre public le protocole d’accord entre les deux pays portant sur les changements à être apportés au traité.