Le MMM a finalement décidé d’agir au lieu de réagir aux départs et aux attitudes de défiance de « deux ou trois » de ses dirigeants. Ainsi, le leader des mauves annonce une réunion spéciale du comité central du parti ce mardi.

Durant celle-ci, des sanctions devraient tomber contre ceux qui ont maintenu des contacts réguliers avec les démissionnaires comme Joe Lesjongard, Jean Claude Barbier et Raffick Sorefan. Paul Bérenger croit même savoir que les dernières discussions entre les dissidents ont porté sur le remplacement du leader de l’opposition en cas de nouvelles démissions chez les députés mauves au Parlement.

Le leader du MMM s’est également appesanti sur la manière dont le gouvernement gère la situation au sein du groupe BAI. Bérenger exhorte ainsi les ministres Vishnu Lutchmeenaraidoo et Roshi Bhadain à respecter les institutions et permettre aux conseils d’administrations comme ceux de la Sicom ou de la State Bank of Mauritius de prendre des décisions en toute liberté. L’attitude générale du gouvernement par rapport à l’affaire BAI, le choix de mots comme Ponzi, ou encore l’éclatement d’autres affaires comme celui de Belvédère dans notre juridiction offshore, contribuent, selon Bérenger, à ternir l’image de Maurice comme un centre financier. Il pris un article paru dans The Economist pour illustrer ses propos.