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Une économie «brisée». Très peu d’investissement. C’était la réalité à laquelle faisaient face le pays et le groupe Currimjee, alors encore centré sur le commerce, à la fin des années 60. Bashir Currimjee, fraîchement rentré à Maurice et âgé de 25 ans au moment de l’indépendance, explique que malgré ce tableau sombre, la famille avait confiance dans le pays.

C’est d’ailleurs pourquoi c’est à cette époque que l’entreprise a investi dans la savonnerie et la fabrication de la margarine. Des investissements qui peuvent paraître petits aujourd’hui, mais qui étaient très conséquents à l’époque, relativise le président du groupe Currimjee.

Si Bashir Currimjee reconnaît que le pays a finalement eu une «relativement bonne stratégie» et une vraie stabilité démocratique, il constate que de nouveaux problèmes ont surgi. Comme la drogue ou encore le fait que Maurice n’attire pas suffisamment de talents, dont on a pourtant bien besoin.

Plus fondamentalement, c’est l’effritement de la cellule familiale qui inquiète l’homme d’affaires. Qui souhaite que l’école enseigne formellement le civisme tandis que les familles se recentrent sur les valeurs importantes.

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