David Sauvage (photo, en blanc) a été arrêté, ce jeudi 21 février, suite à une manifestation d’Aret kokin nu laplaz sur la plage de Pomponette. La cérémonie de lever de drapeau remonte au… 11 mars 2018.

Ses camarades de Rezistans ek Alternativ (ReA) dénoncent une «opération crackdown» contre les militants écologistes. Soulignant que David Sauvage a d’abord dû se présenter au Criminal Investigation Division de Vacoas ce matin, comme convenu, pour finalement devoir se rendre au poste de police de Chemin-Grenier. C’est dans ce village du Sud qu’il a été interpellé, en principe pour «rogue and vagabond».

Cependant, le jeune militant ne fait pour l’heure l’objet d’aucune charge. L’accusation provisoire n’a pas été logée en Cour de district de Surinam aujourd’hui. Le dossier n’était pas assez ficelé et a été rejeté par le magistrat qui officiait, selon ce qu’affirme Stefan Gua de Rezistans ek Alternativ (ReA). David Sauvage devra comparaître en Cour demain.

Pour Stefan Gua, il est clair que des «directives ont été données» pour museler les militants écologistes à travers des actes de «répression» et d’«intimidation». Cette arrestation, souligne-t-il, intervient alors que ReA conteste un projet hôtelier aux Salines et dans le sillage des commentaires du Deputy Prime minister Ivan Collendavelloo suivant une récente confrontation du parti avec des habitants de la localité.