Le leader du Parti travailliste l’a confié à l’issue de la réunion de son exécutif. Il a présenté sa démission à son bureau politique, mais ce dernier l’a refusé. Cela n’a toutefois pas empêché Navin Ramgoolam de faire une autocritique extensive sur la lourde défaite électorale de la défunte Alliance PTr-MMM. Arrogance, vote sanction, manque d’adhésion chez les partisans rouges et mauves, communication calamiteuse. Le chef des rouges a aligné tour à tour les raisons qui expliquent, selon lui, la déconvenue d’une alliance que Paul Bérenger et lui pensaient imbattables.

Après l’échec, l’heure est cependant à la reconstruction du PTr, affirme Navin Ramgoolam. Il explique ainsi que le parti va prendre toutes les mesures afin de renouveler ses instances et réfléchir à son avenir. Est-ce que cet avenir-là pourrait voir Navin Ramgoolam briguer une nouvelle fois le poste de chef du gouvernement ? « Nou pou gete », répond le principal intéressé.