Quand je réfléchis à la richesse, souvent la première image qui me vient en tête, ce sont des milliards en banque, une belle maison. Mais juste après, je me demande ce que je ferais de ces possessions matérielles si je perdais les personnes qui me sont proches. Cela remet les choses en perspective sur la vraie signification de la richesse.

Voici donc la base de mon article : « Etes-vous riches ? »

Pour répondre à cette question, il va falloir définir la richesse que je distingue en deux types :

1. La richesse matérielle

A partir de combien sommes-nous riches matériellement ?

Pour les banques américaines, un « High Net Worth Individual » (HNWI) équivaudrait à des avoirs d’un million de dollars américains.

Selon une étude de UBS datant de 2013, pour les investisseurs, il s’agit de posséder des actifs de 5 millions de dollars et un million en cash.

Pour Roman Abramovich avec ses 10,2 milliards de dollars, vousn’êtes pas très riche même en étant un Ultra HNWI (50 m de dollars d’actifs).

Bref, nous sommes toujours le pauvre de quelqu’un, sauf pour Carlos Slim, actuellement l’homme le plus riche du monde.

Pour faciliter la définition de la richesse matérielle, disons simplement qu’elle permet de couvrir la pyramide des besoins de Maslow. Toutefois, le besoin d’accomplissement, bien qu’il ne puisse être atteint que lorsque les autres besoins dépendant des possessions matérielles sont satisfaits, ne peut uniquement dépendre de la richesse matérielle.

Les possessions matérielles doivent servir de fondations pour atteindre une finalité et non être une finalité en soi.

Le matériel fait donc partie de votre épanouissement mais ne constitue pas l’accomplissement personnel. D’où le dicton « l’argent ne fait pas le bonheur » car les personnes matériellement riches ne sont pas forcément heureuses et je suis sûr que vous avez beaucoup d’exemples dans votre entourage.

2. La richesse humaine

La richesse se distingue aussi dans une approche humaine.

a. La richesse d’être en vie

Cela sonne assez cheesy mais quand nous relativisons les choses, nous constatons que toute la richesse matérielle ne nous empêchera pas de rejoindre l’autre monde.

Avoir conscience que la vie est en soi la plus grande des richesses nous rend déjà riches.

Demandez donc, pour voir, à un patient en phase terminale d’une maladie quelle est sa plus grande richesse.

« Devenir l’homme le plus riche du cimetière ne m’intéresse pas », disait Steve Jobs, mort d’un cancer du pancréas en 2011.

b. L’épanouissement personnel

L’épanouissement personnel est une forme de richesse qui dépend des expériences que l’on vit pendant notre séjour sur Terre.

Sentez-vous que certaines relations humaines et certaines expériences vous remplissent d’énergie tandis que d’autres vous exténuent ?

Il s’agit du message que notre univers nous transmet, notre « gut feeling », pour savoir qui nous voulons vraiment être, ce que nous avons envie de faire et avec qui nous avons envie de partager nos expériences. Quand nous suivons notre intuition, ce sentiment de vérité fait que nos réserves d’énergie se remplissent et nous devenons humainement riches.

Pour conclure, je dirais donc que la richesse est subjective, relative à nos besoins matériels et humains. La symbiose de l’accomplissement de ces besoins nous rend riches.

Gardons en tête cette définition plus équilibrée de la richesse et n’oublions pas que certains millionnaires sont pauvres humainement et que des sans-le-sou sont riches humainement.

L’un de mes acteurs préférés, Jim Carrey, ayant grandi dans un milieu modeste. nous le rappelle : « I hope everybody could get rich and famous and will have everything they ever dreamed of, so they will know that it’s not the answer. »