Le bureau du Directeur des poursuites publiques a rendu son avis aujourd’hui. Rakesh Gooljaury (photo) sera poursuivi pour son rôle dans l’affaire Roches-Noires.

L’homme d’affaires, un proche de Navin Ramgoolam à l’époque, a admis avoir menti pour le compte de l’ex-Premier ministre quant à l’incident survenu au campement de ce dernier, dans la nuit du 2 au 3 juillet 2011. Il avait, dans sa déposition initiale, affirmé que Ramgoolam n’y était pas, avant de se rétracter début 2015. Une version corroborée par son ex-épouse Anishta Ruggoo, dans un entretien accordé à ION News. Et d’autres témoins entendus depuis la réouverture de l’enquête.

Gooljaury devra faire face à une charge d’«effecting public mischief». Il ne sera pas le seul à être poursuivi. Navin Ramgoolam devra aussi répondre devant la justice, de même que Dev Jokhoo et Rampersad Sooroojebally. Sous le régime Ramgoolam, Jokhoo était chef des services de renseignement et Sooroojebally de la VIPSU.

Les trois feront face à une charge de «conspiracy to do an unlawful act, namely effecting public mischief», sous les sections 109 du Criminal Code (Supplementary A) Act et 298 du Code pénal.

Le bureau du DPP recommande au Commissaire de police de loger d’abord le cas contre Rakesh Gooljaury et, à l’issue de celui-ci, d’initier les poursuites contre Ramgoolam, Jokhoo et Sooroojebally. L’homme d’affaires devant agir comme témoin de la poursuite.

La charge formelle contre Rakesh Gooljaury sera logée demain, 29 mars.