Le procès qu’intentait Pravind Jugnauth à l’Etat tire à sa fin. Suivant l’accord à l’amiable entre les deux parties, le représentant de l’Etat en Cour suprême a fait savoir, ce lundi 25 mars, que «any stress caused to the plaintiff and to his family is regretted».

L’avocat du Premier ministre, Me Ravin Chetty, a pour sa part demandé que l’affaire soit rayée sans frais de justice. «Case to be set aside with no order of costs», a souligné le Senior Counsel.

Si Pravind Jugnauth et l’Etat ont trouvé un terrain d’entente, tel n’est pas le cas pour les codéfendeurs dans cette affaire. L’ancien Attorney General Yatin Varma et l’ex-ministre de la Sécurité sociale Sheila Bappoo insistent sur le fait que l’Etat s’acquitte des frais de justice. Leurs représentants légaux doivent présenter leurs arguments devant le nouveau Chef juge, le 6 mai prochain.

Pravind Jugnauth réclamait des dommages de Rs 100 millions à l’Etat suivant son arrestation, en 2012, qu’il jugeait arbitraire.

Le leader du MSM avait été appréhendé par le Central Criminal Investigation Department dans le sillage de ses critiques envers le régime travailliste à propos d’une polémique au Mauritius Institute of Training and Development (MITD). Jugnauth avait accusé le gouvernement de Navin Ramgoolam de «protéger les pédophiles» lors d’une conférence de presse, le 21 décembre 2012, alors que des allégations avaient été formulées contre un formateur qui aurait entretenue une relation intime avec une élève mineure.

Suite à ces propos, la police avait ouvert trois enquêtes. Au final, le bureau du Directeur des poursuites publiques avait indiqué que Pravind Jugnauth ne ferait l’objet d’aucune poursuite.