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Les échanges étaient tendus en Cour intermédiaire à la reprise du procès intenté à Navin Ramgoolam dans l’affaire des coffres-forts. Et ce entre Me Gavin Glover, qui représente l’ancien Premier ministre, et Me Rashid Ahmine, Deputy Director of Public Prosecutions (DPP).

Devant les magistrats Pranay Sewpal et Navina Parsuramen, Me Gavin Glover a demandé la suspension du procès en attendant que la Cour suprême se prononce sur les deux plaintes constitutionnelles logées par son client. Ramgoolam conteste la légalité des mandats de perquisition de son domicile. La police avait mené cette opération le 6 février 2015 à Riverwalk et saisi quelque Rs 220 millions dans des coffres-forts.

Le leader du Parti travailliste conteste également la Good Governance and Integrity Reporting Act, qu’il juge antidémocratique. Et sous laquelle l’Integrity Reporting Services Agency veut confisquer les centaines de millions de roupies retrouvées chez l’ancien Premier ministre.

En cour intermédiaire, le Deputy Director of Public Prosecutions avait également proposé, le jeudi 31 mai, des amendements à l’acte d’accusation. Cela afin que la somme saisie soit saisie si Navin Ramgoolam est trouvé coupable. MGlover y a objecté.

Ces deux plaintes devant la Cour suprême ont «une incidence directe» sur ce procès, a argué le Senior Counsel en Cour suprême, ce vendredi 21 septembre.

MRashid Ahmine a déploré que l’avocat de Ramgoolam lui ait communiqué ces deux motions à la dernière heure, hier. Cela fait perdre du temps à la Cour, a-t-il argumenté. En précisant que tous les témoins avaient été convoqués et étaient présents en Cour en vue de la poursuite du procès.

Cette affaire aurait pu être discutée en privé, a rétorqué Me Glover. Mais il semble que la poursuite «is waging an open war», a-t-il ajouté. Les policiers présents en Cour, sont les mêmes qui ont arrêté son client, «making an abuse of power», a poursuivi le Senior Counsel. Sans compter que cette affaire a «traîné en longueur» avant que des charges formelles soient logées plus de deux ans et demi après la perquisition.

«He should not raise his voice», a fait remarquer MRashid Ahmine en se référant à son confrère. L’adjoint au DPP a objecté aux deux motions, arguant que la Cour suprême «has not given any order to the proceedings on this matter».

Les arguments sur ces deux motions seront entendus le 18 octobre prochain.

Le leader du Parti travailliste fait face à 23 accusations formelles pour avoir accepté de l’argent en espèces de plus de Rs 500 000 en vertu de l’article 5 de la Financial Intelligence and Anti Money Laundering Act.

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