« Ce n’est que partie remise. » C’est ce qu’a confié Maneesh Gobin, président du Parliamentary Committee de la Commission anticorruption, à l’issue d’une réunion qui a duré à peine plus d’une demi-heure. La cause : l’absence de Shakilla Jhungeer, dans l’incapacité de se rendre à la rencontre prévue pour 13h, étant souffrante.

Pour Maneesh Gobin, la rencontre écourtée d’aujourd’hui s’est néanmoins « très bien passée ». Shakeel Mohamed, député travailliste, estime toutefois que c’est une occasion gâchée car l’absence de Shakilla Jhungree n’a pas permis au comité d’obtenir des renseignements précis sur les faits avancés par la juriste dans sa lettre de démission. Des faits qui auraient été pris en compte lors de l’audition subséquente du directeur de l’Independent Commission against Corruption (ICAC), Lutchmeeparsad Aujayeb.

Interrogé sur la position du Parti Travailliste sur l’utilisation de l’article 23(1)b de la Prevention of Corruption Act pour suspendre le directeur général de l’ICAC, Mohamed a estimé qu’il est prématuré d’envisager cette étape. Puisque, selon lui, une telle décision ne peut être prise qu’après une audition complète du directeur général et des membres du board de l’institution.