C’est devant un parterre de membres du congrès et de la chambre des représentants, de juristes et de médecins que le Premier ministre a fait un plaidoyer afin que la souveraineté de Maurice soit rétablie sur l’archipel des Chagos. Dont l’île de Diego Garcia abrite une base militaire à partir de laquelle la Central Intelligence Agency et la National Security Agency ont conduit des opérations secrètes.

Ce dimanche, Ramgoolam a argué que la restitution de l’archipel à Maurice aidera à clore le chapitre de la colonisation en Afrique. C’est faire justice à Maurice, a rappelé le Premier ministre, que de prendre une telle décision. Ramgoolam a néanmoins précisé que l’amitié entre les Etats Unis et Maurice demeure solide et que la restitution de l’archipel ne l’entamera pas tout comme il ne remettra pas en cause les intérêts géostratégiques des USA dans l’océan indien.

Aujourd’hui, le Premier ministre rencontre Susan Rice, la conseillère en matière de sécurité de Barack Obama. Plus tard, Ramgoolam participera à une réception organisée en l’honneur des dirigeants africains participant actuellement au sommet Etats Unis-Afrique.

Hier, le Premier ministre a rencontré le chef d’Etat du Congo, Denis Sassou Nguesso. Le tête-à-tête a surtout porté sur les questions économiques, le président congolais estimant que le secteur privé mauricien gagnerait à investir dans les domaines de l’agro alimentaire et de l’exploitation minière dans son pays.

A Maurice, c’est le Board of Invesment qui sera chargé de démarcher le Congo afin d’y identifier d’éventuels investisseurs notamment pour notre secteur financier. Par ailleurs, un traité de non double imposition dont les termes ont déjà été négociées pourrait entrer prochainement en vigueur entre les deux pays.

Le Congo étant membre de l’Organisation Internationale de la Francophonie, les deux hommes ont également eu l’occasion de discuter de la candidature de Jean Claude de l’Estrac au secrétariat général de l’organisation internationale. Les deux hommes se sont entendus pour dire que l’Afrique devrait s’unir derrière un candidat unique pour succéder à Abdou Diouf.