Pendant environ une heure, ils ont parlé de diplomatie et non de politique. La rencontre « à l’officielle » entre le chef de l’opposition et le Premier ministre n’a porté que sur la diplomatie, notamment sur la participation à trois sommets : ceux de la Commission de l’Océan Indien, de la rencontre USA-Afrique et de la réunion des chefs d’Etats de la SADC. Dans l’entourage des deux leaders politiques, on précise que ce n’était « ni le lieu, ni le moment de parler politique ». Toutefois, avoue-t-on, au détour d’une phrase, les discussions politiques pourront avoir et ont eu lieu à d’autres moments.

L’exercice de « compare notes » entre Navin Ramgoolam et Paul Bérenger à Clarisse House a donc porté sur les prochaines missions officielles du Premier ministre à l’étranger. Notamment au IVSommet de la Commission de l’océan Indien (COI), qui aura lieu ce samedi à Moroni en présence du président François Hollande. Un des points à l’agenda de cette rencontre indiaocéanique : l’intégration de Mayotte, département français dont les Comores revendiquent la souveraineté, au sein de la COI.

Navin Ramgoolam se rendra ensuite au sommet Etats-Unis/Afrique, qui aura lieu les 5 et 6 août prochains à Washington. Une présence mauricienne est importante, d’autant qu’il n’est pas encore certain si l’Afrique du Sud et le Zimbabwe y seront.

Enfin, les 17 et 18 août, c’est au 34e sommet de la SADC qu’assistera le Premier ministre mauricien. Le président zimbabwéen Robert Mugabe, hôte de l’événement, devrait y assumer la présidence de l’organisation, et celle de l’Union africaine en janvier prochain. La discussion a porté sur cet encombrant voisin et la position idéale que devrait adopter Maurice par rapport au rôle que souhaite jouer les chefs d’Etat du Zimbabwe mais aussi de l’Afrique du Sud au sein des organisations panafricaines.