De mars 2015 au 29 avril de cette année, la National Human Rights Commission (NHRC) a reçu 693 plaintes à l’encontre de membres de la force policière. C’est ce qu’a indiqué le Premier ministre et ministre de l’Intérieur au Parlement, hier.

De ceux-là, seul un cas a été référé jusqu’ici au bureau du Directeur des poursuites publiques. Des poursuites n’ont pas encore été engagées, l’enquête étant toujours en cours, a précisé sir Anerood Jugnauth (SAJ).

366 plaintes ont été classées sans suite et 4 autres retirées. Les investigations sont toujours en cours pour le reste, a ajouté le Premier ministre.

Il n’est, pour l’heure, pas question de revoir la manière dont les enquêtes sur la police sont menées, a déclaré SAJ en réponse au député Sesungkur. Des formations seront, en revanche, dispensées aux enquêteurs, a-t-il ajouté.

La Police Complaints Division au sein de la NHRC, selon Ritesh Ramphul, n’utiliserait pas les « procédures normales » en vigueur au sein de la police pour mener des enquêtes. Cela en raison de « ‘duplication of laws’ », a avancé le député travailliste, qui freinerait également d’éventuelles poursuites. Ramphul a ainsi suggéré que la législation soit amendée. « Je ne sais pas où il obtient ses informations, a répliqué SAJ. Mais je ne vois pas pourquoi la police ne suivrait pas les mêmes procédures.

Le Premier ministre a réitéré l’engagement du gouvernement pour la mise sur pied d’une Police Complaint Commission indépendante. « Le projet de loi est presque finalisé et sera bientôt présenté au Parlement », a affirmé le ministre de l’Intérieur.

Photo d’illustration : De nouvelles recrues de la police durant une parade, le 3 octobre 2015, aux Casernes centrales.