Ils souhaitent plus de démocratie et d’accorder un espace aux jeunes qui veulent s’engager en politique. C’est dans ce but qu’un groupe mené par Nicolas Frichot se rassemblera à la municipalité de Quatre-Bornes, le 1er mai.

Nicolas Frichot (photo), membre fondateur de ce mouvement, souligne que : « Dans les partis traditionnels, seuls les leaders et les députés sont orateurs aux réunions politiques. Aucune chance pour les jeunes de s’exprimer. » Lui qui était jusqu’à tout récemment partisan des rouges souhaite aujourd’hui « créer une plate-forme » où les jeunes pourront « prendre position sur divers sujets d’actualité » et s’exprimer librement.

Au programme le 1er mai à partir de 9h : ambiance musicale et danses, suivi par huit intervenants, qui commenteront différents sujets : politique, problèmes sociaux, santé publique, entre autres.

Comment des jeunes qui débutent financent-ils ce type de rassemblement ? En sollicitant la contribution du public, avance Nicolas Frichot. Le coût minimum étant de Rs 20 000, estime-t-il.

Les préparatifs pour ce rassemblement ont débuté il y a quelques semaines. Réunions des membres du mouvement, porte-à-porte, toucher les jeunes via les réseaux sociaux et la réalisation de vidéos… Le groupe Think Mauritius, dit Nicolas Frichot, agit comme leur mentor pour l’organisation de cet événement. Ils ne comptent pas s’arrêter là.

Nicolas Frichot a été membre actif du Parti travailliste (PTr) pendant quatre ans avant de soumettre sa démission. Il pointe du doigt le fait que depuis quelque temps, rien n’est fait par les rouges en termes de politique de proximité. Le PTr se contentant, dit-il, de faire des dépôts de gerbes presque chaque mois. Autre grief : les membres évitent de parler des sujets qui fâcheraient d’autres collègues travaillistes.

D’où la résolution de notre interlocuteur pour un mode de fonctionnement différent. Après le rassemblement du 1er-Mai, ses camarades et lui comptent fonder un parti politique et investir toutes les circonscriptions de l’île. Ce parti alternatif, explique Nicolas Frichot, aura une direction collégiale. Et compte se présenter aux prochaines élections générales.